Un programme expérimental de e-santé montre son intérêt en post-opératoire

  • van der Meij E & al.
  • Lancet
  • 21 juin 2018

  • de Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À retenir 

Un programme de e-santé d’accompagnement individualisé des personnes subissant une chirurgie abdominale de grade intermédiaire, une chirurgie gynécologique ou une chirurgie générale, a été testé par le biais d’une étude randomisée en simple aveugle versus un programme factice.

Les sujets du groupe e-santé (groupe intervention) ont eu accès à un programme périopératoire personnalisé, qui prenait en charge les attentes en termes de rétablissement et donnait des conseils postopératoires personnalisés de soins. Le groupe témoin avait accès à un site internet factice fournissant des conseils généraux de récupération standard. Les résultats montrent qu’il existe un bénéfice significatif pour le patient sur le délai de retour aux activités normales. Généraliser ce type de programme pourrait répondre à un meilleur accompagnement des individus et contribuer à soutenir le travail des équipes soignantes.

Pourquoi est-ce important ?

Savoir transmettre des conseils et guider les patients après une opération chirurgicale sont des éléments clés pour une guérison rapide. Cependant, le temps disponible pour mener à bien cet accompagnement est souvent réduit du fait de contraintes organisationnelles. D’où l’intérêt de programme d’accompagnement à distance par voie électronique qui déchargent les équipes et répondent aux besoins.

Méthodologie

Étude multicentrique, randomisée, menée en simple aveugle dans sept hôpitaux aux Pays-Bas. Pour être inclus, les patients devaient être âgés de 18 à 75 ans et être en attente de cholécystectomie par laparoscopie, d'une chirurgie d’hernie inguinale ou d'une laparoscopie de masse annexielle pour une indication bénigne. Les patients ont été randomisés après stratification sur le sexe, le type d’intervention chirurgicale et l’hôpital, entre un groupe intervention et un groupe contrôle. 

Principaux résultats

Entre août 2015 et août 2016, 344 sujets ont été inclus dans l’étude (173 dans le groupe intervention et 171 dans le groupe contrôle). Le temps médian de retour à des activités normales était de 21 jours [17-25] dans le groupe intervention et 26 jours [20-32] dans le groupe contrôle (soit un hazard ratio de 1,38 [1,09-1,73], p=0,007). Les complications survenues ne différaient pas entre les groupes. La récupération physique et la satisfaction étaient meilleures dans le groupe intervention.

Le retour aux activités normales est un critère subjectif qui peut varier considérablement d’une personne à l’autre. Il a été évalué ici par des mesures spécifiques personnalisées à partir de 121 items couvrant une large gamme d’activités. 

Principales limitations

Le faible nombre de participants au global.

Financement

Étude financée par ZonMw.