Un premier bébé est né à la suite d’une greffe d’utérus provenant d’une donneuse décédée


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Un premier bébé est né à la suite d’une greffe d’utérus provenant d’une donneuse décédée, selon une étude de cas publiée dans la revue The Lancet.

La chirurgie s’est déroulée au mois de septembre 2016, au Brésil. La receveuse était une femme de 32 ans atteinte d’une absence congénitale de l’utérus, causée par le syndrome de Mayer-Rokitansky-Küster-Hauser (MRKH). Elle a fait l’objet d’un cycle de fécondation in vitro (FIV) quatre mois avant la greffe, qui a donné lieu à huit blastocystes. La donneuse était une femme de 45 ans ayant souffert d’une hémorragie sous-arachnoïde mortelle et qui avait eu un accouchement vaginal à trois reprises auparavant.

Après l’opération, la receveuse a démontré une récupération satisfaisante et est sortie de l’hôpital au bout de huit jours. Les premières menstruations sont survenues 37 jours après la greffe, puis régulièrement par la suite.

La grossesse est intervenue après le premier transfert d’embryon unique, sept mois après la greffe. Aucune anomalie au niveau de la forme d’onde du débit sanguin n’a été décelée dans les artères utérines, l’artère ombilicale du fœtus ou l’artère cérébrale moyenne. Aucun retard de croissance du fœtus ou épisode de rejet n’est survenu.

L’accouchement par césarienne a été pratiqué le 15 décembre 2017, à la 36e semaine gestationnelle environ. Le bébé de sexe féminin pesait 2 550 g à la naissance, avec des indices d’Apgar de 9 à 1 minute et de 10 à 5 minutes. À 7 mois postpartum, il faisait état d’une bonne santé et d’un développement normal.

L’ablation de l’utérus a été pratiquée au moment de l’accouchement et le traitement immunosuppresseur a été interrompu.