Un nouveau traitement pour la cholangite biliaire primitive ?

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La cholangite biliaire primitive (CBP), anciennement appelée cirrhose biliaire primitive, est une affection auto-immune rare pour laquelle il n'existait jusqu'ici qu'un traitement médical, l'ursodiol ou acide ursodésoxycholique (AUDC). Cependant environ 40 % des patients ne répondent pas à ce traitement et peuvent donc encore évoluer vers la cirrhose et le décès en l'absence de transplantation hépatique.

Pour répondre à ce besoin thérapeutique chez les malades résistants à l'ursodiol, une équipe internationale a testé une nouvelle molécule, l'acide obéticholique. Il s'agit d'un agoniste sélectif du récepteur nucléaire farnésoïde X (FXR) 100 fois plus puissant que l'acide chénodésoxycholique. Ce médicament, déjà expérimenté dans la stéatose hépatique non alcoolique, protègerait les hépatocytes de la toxicité des acides biliaires en perturbant leur synthèse.

L'étude POISE est un essai de phase 3, en double aveugle contre placebo ayant inclus 216 patients atteints de CBP avec une réponse insuffisante à l'AUDC ou souffrant d'effets secondaires inacceptables (1). Ces malades ont été randomisés entre 10 mg d'acide obéticholique par jour durant 12 mois (groupe 10 mg), une dose de 5 mg de cette molécule avec adaptation possible à 10 mg (groupe 5-10 mg) et un placebo. En raison de la lenteur d'évolution de la maladie, des éléments cliniques n'ont pas été retenus pour évaluer l'efficacité du traitement et ce sont des critères biologiques qui ont été choisis : taux de phosphatases alcalines inférieurs à 1,67 fois la limite supérieur de la normale avec réduction d'au moins 15 % par rapport à l'état initial et niveau normal de la bilirubine.

Une évolution biologique plus favorable...

Sur ces critères biologiques, le traitement s'est révélé significativement efficace avec des taux de phosphatases alcalines inférieurs à 1,67 fois la normale chez 46 % des patien...