Un lien entre le réflexe photomoteur et le diagnostic ultérieur d’autisme


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Les résultats d’une nouvelle étude identifient un lien entre le réflexe photomoteur (RPM) et le diagnostic ultérieur d’autisme, ses auteurs suggérant que la pupillométrie pourrait peut-être faciliter l’évaluation du risque chez les nourrissons.

L’étude a inclus 187 enfants parmi lesquels 147 avaient un frère ou une sœur plus âgé(e) atteint(e) d’autisme et dont 29 remplissaient les critères d’autisme au suivi. L’étude a également inclus un groupe témoin comprenant 40 nourrissons issus de la population générale. Le RPM a été examiné à 9–10 mois et les individus ont été suivis jusqu’à l’âge de 3 ans, lorsque l’évaluation diagnostique a été conduite.

Les auteurs ont découvert qu’en moyenne, la constriction relative du RPM était plus importante chez les frères ou sœurs à haut risque âgés de 9–10 mois qui reçoivent un diagnostic de trouble du spectre autistique (TSA) à 36 mois, par rapport à ceux qui ne reçoivent pas un tel diagnostic et aux nourrissons témoins à faible risque. Par ailleurs, l’amplitude du RPM durant la première enfance a été associée à la sévérité des symptômes au suivi. 

Selon les auteurs, qui ont présenté les résultats dans la revue Nature Communications, l’étude indique que les anomalies sensorielles jouent un rôle important dans l’étiologie du TSA.

Ils ont également insisté sur le fait que d’autres études de plus grande envergure sur les nourrissons à risque sont en cours et que ces études pourraient « apporter un éclairage sur la question de savoir si le RPM est utile pour définir des sous-groupes au sein de la population atteinte de TSA ».