Un lavage améliore les résultats chirurgicaux dans le cadre du cancer gastrique localement avancé

  • Guo J & al.
  • JAMA Surg
  • 27 mars 2019

  • Par Jim Kling
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Un lavage péritonéal peropératoire approfondi (LPPA) au cours d’une gastrectomie D2 pour un cancer gastrique localement avancé permet d’améliorer les résultats à court terme, comparativement à une chirurgie seule.

Pourquoi est-ce important ?

  • Cette étude est la première à démontrer qu’un LPPA peut permettre de réduire les complications, la douleur de plaie et la mortalité associées à une gastrectomie D2.

Protocole de l’étude

  • 550 patients issus de 11 centres chinois ont été affectés de manière aléatoire pour faire l’objet d’une chirurgie seule ou d’une chirurgie avec un LPPA.
  • Financement : Centre de lutte contre le cancer de l’Université Sun Yat-sen.

Principaux résultats

  • Cinq décès postopératoires sont survenus dans le groupe chirurgie seule, contre aucun dans le groupe chirurgie et LPPA (différence : 1,9 % ; P = 0,02).
  • La douleur abdominale postopératoire était plus fréquente dans le cas d’une chirurgie seule (17,7 % contre 10,8 % ; P = 0,02).
  • Sur 550 patients ayant fait l’objet d’une gastrectomie, la chirurgie seule était associée aux résultats suivants, comparativement à la chirurgie avec un LPPA :
    • survenue d’au moins 1 complication postopératoire : 17,0 % contre 11,1 % ; P = 0,04 ;
    • iléus : 6,3 % contre 5,0 % ;
    • abcès intra-abdominal : 1,9 % contre 0,7 % ;
    • saignement intra-abdominal : 2,6 % contre 1,1 % ;
    • problèmes au niveau de la plaie : 2,6 % contre 1,8 % ;
    • thrombose veineuse profonde : 0,7 % contre 0 % ;
    • cardiopathie postopératoire : 0,7 % contre 0 % ;
    • pneumopathie postopératoire : 3,3 % contre 2,5 %.

Limites

  • Certains patients ont été exclus en raison d’une maladie de stade T1, T2 ou M1.