Un faible taux d’adiponectine est associé au risque de cancer du sein chez les femmes d’origine ethnique asiatique, mais pas d’origine ethnique blanche

  • Yu Z & al.
  • Medicine (Baltimore)

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Une méta-analyse révèle qu’un taux sérique bas d’adiponectine, une hormone protéique, pourrait être associé à une probabilité plus élevée de cancer du sein (CS). Cependant, une analyse des sous-groupes a identifié que cette association inverse est attribuable aux femmes d’origine ethnique asiatique, mais pas aux femmes d’origine ethnique blanche.

Pourquoi est-ce important ?

  • Après des études plus approfondies, un taux d’adiponectine faible pourrait s’avérer être un biomarqueur du CS utile chez les femmes d’origine ethnique asiatique.

Protocole de l’étude

  • Une méta-analyse a été réalisée par des chercheurs chinois, à partir de 27 études cas-témoins (n supérieur ou égal à 1 000), identifiées après une recherche dans les bases de données PubMed, EMBASE, Wanfang et de l’Infrastructure nationale chinoise des connaissances.
  • Financement : aucun financement externe.

Principaux résultats

  • Un taux sérique bas d’adiponectine était plus probable chez les patientes atteintes d’un CS que chez les patientes témoins (différence moyenne [DM] : -0,29 ; P 2 = 97 %), ce qui suggère une association inverse.
    • L’analyse des sous-groupes par origine ethnique a révélé que l’association inverse était attribuable aux femmes d’origine ethnique asiatique (-2,19 ; P 
    • Dans une analyse plus approfondie des sous-groupes, stratifiée selon le statut ménopausique, un taux plus faible d’adiponectine était plus probable chez les patientes atteintes d’un CS que chez les patientes témoins en bonne santé qui n’étaient pas ménopausées (DM : -0,74 ; P = 0,01 ; I2 = 41 %) et qui étaient ménopausées (DM : -1,62 ; P = 0,04 ; I2 = 91 %), mais uniquement chez les femmes d’origine ethnique asiatique (DM : -0,85 [P = 0,01] ; et DM : -2,17 [P = 0,03], respectivement), pas chez les femmes d’origine ethnique blanche (P = 0,80 et P = 0,60, respectivement).
  • Le taux d’adiponectine sérique n’était pas associé aux métastases des ganglions lymphatiques dans le cadre du CS (P = 0,36).

Limites

  • Pour certaines mesures, l’hétérogénéité était forte.
  • Échantillons de petite taille.
  • Études cas-témoins.