Un excès de travail est associé à un risque accru d’AVC


  • Serge Cannasse
  • Actualités Médicales
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Plusieurs travaux ont fortement suggéré une association entre un temps de travail prolongé et une augmentation du risque d’AVC. En de basant sur les données de la cohorte CONSTANCES ( Cohorte des Consultants des Centres d’Examens de Santé ), une équipe française vient de montrer une association significative entre un temps de travail prolongé (TTP) sur au moins dix ans et un doublement du risque d’AVC. Le travail prolongé était défini par un temps de travail supérieur à 10 heures par jour pendant au moins 50 semaines dans l’année.

L’équipe française (Hôpital Raymond Poincaré, AP-HP – Université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines – Université Paris Saclay – INSERM) a inclus 143.592 adultes travaillant à temps complet et n’ayant jamais eu d’AVC avant le début de leur période de TTP. Il leur était demandé de remplir un autoquestionnaire (âge, sexe, tabac, temps de travail, métier), complété par un entretien avec un médecin pour identifier les autres facteurs de risque cardiovasculaire.

Parmi eux, 42.542 (29,6%) ont indiqué des heures de travail prolongé et 14.481 (10,1%) des heures de travail prolongé pendant au moins 10 ans ; 1.224 (0,9%) ont eu un AVC. L’existence d’un TTP était ainsi associée à un risque accru d’AVC (OR 1,29 ; IC 95% : 1,11-1,49). Un TTP pendant dix ans ou plus était associé avec un quasi-doublement de ce risque (OR 1,45 ; IC 95% 1,21-1,74). Il n’y avait pas de différence entre les hommes et les femmes. En revanche, le risque était majoré chez les employés de bureau ayant moins de 50 ans.

Ce travail a été publié dans la revue Stroke.