Un essai montre que la canagliflozine a un effet protecteur contre l’insuffisance rénale


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

La canagliflozine pourrait réduire le risque d’insuffisance rénale et d’événements cardiovasculaires chez les patients atteints d’un diabète de type 2 (DT2) et d’une insuffisance rénale chronique albuminurique, selon de nouveaux résultats de l’essai Évaluation clinique de la canagliflozine et des événements rénaux dans le cadre du diabète avec présence d’une néphropathie avérée (CREDENCE). 

L’essai randomisé en double aveugle a recruté 4 401 patients issus de 34 pays. Les patients ont été affectés de manière aléatoire pour recevoir de la canagliflozine, un inhibiteur du co-transporteur sodium-glucose de type 2 (sodium-glucose cotransporter 2, SGLT2) par voie orale, à une dose de 100 mg tous les jours ou un placebo, en plus d’un inhibiteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (ECA) ou d’un bloqueur du récepteur de l’angiotensine (BRA). Le critère d’évaluation principal était un critère composite regroupant la maladie rénale de stade terminal, le doublement des taux de créatinine sérique par rapport à l’inclusion pendant au moins 30 jours, ou le décès d’origine rénale ou cardiovasculaire. Le suivi médian était à 2,62 ans. 

L’essai a identifié un risque relatif 30 % plus faible de survenue d’un événement du critère d’évaluation composite dans le groupe canagliflozine, par rapport au groupe placebo. Les patients du groupe canagliflozine ont également présenté un risque plus faible d’hospitalisation pour cause d’insuffisance cardiaque et de survenue d’un événement du critère d’évaluation composite regroupant le décès d’origine cardiovasculaire, l’infarctus du myocarde ou l’accident vasculaire cérébral. 

L’auteur principal de l’étude, le professeur Vlado Perkovic de l’Institut George pour la santé mondiale (George Institute for Global Health), a qualifié le résultat de l’essai de « percée médicale majeure ». 

Les résultats de l’essai ont été publiés dans la revue New England Journal of Medicine