Un écouvillonnage rectal pour prédire la pneumopathie de réanimation à entérobactérie BLSE

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Les infections communautaires, les infections nosocomiales et les pneumopathies acquises sous ventilation mécanique sont les infections les plus fréquemment rencontrées en réanimation. Elles sont associées à un fort taux de morbidité et de mortalité, notamment lorsqu'il existe un retard dans l'administration de l'antibiothérapie adaptée. Or, le choix d'une antibiothérapie empirique dans le traitement des pneumonies de réanimation relève du pari intellectuel, dans la mesure où l'agent causal est souvent multirésistant, particulièrement les Enterobacteriaceae porteuses de bêta-lactamases à spectre élargi (E-BLSE) qui ont été retrouvées dans 15 % des prélèvements digestifs d'hygiène dans une étude française menée entre 2010 et 2011 (1).

Afin de limiter le recours abusif aux agents anti-infectieux à large spectre, une étude multicentrique observationnelle et rétrospective s'est penchée sur la valeur prédictive des prélèvements d'hygiène témoins de la colonisation digestive, pour la présence ou non des E-BLSE dans les prélèvements respiratoires de réanimation et a tenté d'évaluer l'impact du délai avant le prélèvement respiratoire (≤ 5 jours ou 5 jours) sur une telle prédiction.

De janvier 2012 à décembre 2014, tous les patients avec culture positive d'un prélèvement respiratoire (aspiration trachéale, crachats après expectorations par kinésithérapie respiratoire, prélèvement distal protégé, lavage broncho-alvéolaire, prélèvement per endoscopique) et une recherche rectale de E-BLSE faite dans les 7 jours précédant le prélèvement respiratoire, ont été inclus, dans deux services parisiens de réanimation...