Un cas inhabituel présente une réaction allergique exagérée à des articles de literie contenant des plumes


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Des médecins ont rapporté le cas d’une réaction allergique exagérée à des articles de literie contenant des plumes chez un patient de 43 ans et recommandent à leurs confrères d’être vigilants vis-à-vis de la maladie pulmonaire liée aux couettes à plumes (Feather-Duvet Lung, FDL), une forme de pneumopathie d’hypersensibilité à médiation immunologique. 

Le patient, aux antécédents de malaise, de fatigue et d’essoufflement depuis trois mois, a été orienté vers des spécialistes du système respiratoire. À cette date-là, le patient a indiqué qu’il avait récemment acheté une couette et des oreillers contenant des plumes. Le patient s’était initialement fait conseiller de retirer ces articles de literie, de traiter les moisissures qu’il avait indiqué avoir dans sa salle de bain et de vérifier la présence d’oiseaux ayant fait leur nid dans les combles de sa maison. Il s’était également fait prescrire de la prednisolone par voie orale à raison de 40 mg 1 fois par jour pendant 1 mois, en réduisant la dose toutes les 2 semaines (30, 20 et 15 mg) jusqu’à atteindre une dose d’entretien de 10 mg 1 fois par jour. 

Des analyses de sang ont révélé des anticorps dirigés contre les poussières de plumes et un examen de radiologie a suggéré une pneumonie d’hypersensibilité potentielle. 

Les symptômes du patient se sont rapidement améliorés au cours du premier mois, avant même de commencer à prendre des corticoïdes par voie orale. Au bout de six mois, le patient s’était totalement remis. 

Selon les auteurs, qui ont écrit dans la revue BMJ Case Reports, ce cas souligne l’importance de prendre en compte de manière minutieuse les antécédents d’exposition et de poser des questions sur les articles de literie des patients qui sont atteints d’un essoufflement inexpliqué. « Le fait de rapidement établir un diagnostic et d’arrêter l’exposition aux antigènes pourrait prévenir le développement d’une fibrose pulmonaire irréversible », ont-ils ajouté.