Un cas autochtone de dengue en France métropolitaine


  • Serge Cannasse
  • Actualités Médicales
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La Direction Générale de la Santé a saisi le Haut Conseil à la Santé Publique à propos d’un cas autochtone de dengue survenu dans le département de l’Hérault fin juin 2020. Son inquiétude portait sur la conduite à tenir vis-à-vis de la sécurité transfusionnelle et des greffes dans ce département. Pour le HCSP, les mesures mises en place sont tout-à-fait satisfaisantes, avec notamment une enquête de voisinage qui n’a pas montré d’autres cas autochtones de dengue, ainsi qu’une information à destination des professionnels de santé.

Pour mémoire, la dengue est une maladie due à un virus transmis à l’homme par la piqure du moustique tigre ( Aedes Albopictus ) infecté. Elle est généralement bénigne avec des symptômes de type grippaux qui peuvent cependant être invalidants, voire graves (hémorragie, défaillance organique, etc). La lutte contre le vecteur est effectuée par des opérations de démoustication autour de la résidence du cas diagnostiqué. Chaque année, une surveillance épidémiologique est effectuée de mai à novembre dans les départements où le moustique tigre est implanté.

En 2019, il a été identifié 657 cas importés de dengue (dont 14% avaient séjourné sur l’île de la Réunion) et 9 cas autochtones (2 dans le Rhône et 7 dans les Alpes Maritimes). Cette année, jusqu’à présent il a été confirmé 90 cas importés de dengue et un seul cas autochtone, dans l’Hérault. Dans ce département, il avait déjà été identifié un cas autochtone de dengue en 2018 et 14 cas autochtones de chikungunya (à Montpellier), dont le moustique tigre est également le vecteur.

Le HCSP et l’ARS (Agence régionale de santé) Occitanie insistent sur l’importance de l’information délivrée aux professionnels de santé, non seulement pour repérer les cas, mais aussi pour aider la population à se protéger contre les piqures du moustique vecteur (port de vêtements amples et couvrants, répulsif cutané, moustiquaires) et à lutter contre sa propagation (éliminer toutes les eaux stagnantes). Le communiqué de presse conjoint de l’ARS Occitanie, de la Préfecture de l’Hérault et de Santé Publique France (31 juillet 2020), reproduit en fin de l’avis du HCSP, donne une série de conseils pratiques très utiles.