Un bilan rassurant sur la désensibilisation SC des asthmatiques sévères

  • Amat F & al.
  • Ann Allergy Asthma Immunol
  • 24 mai 2018

  • Par Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
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À retenir

  • L’équipe du Centre de l'Asthme et des Allergies de l’Hôpital Armand Trousseau (Paris) a collecté les données rétrospectives d’enfants de 6 à 18 ans présentant un asthme allergique aux acariens modéré à sévère, et reçus dans le service pour une désensibilisation sous-cutanée. Elle montre que le taux moyen annuel d’exacerbations est réduit de 2,1 à 0,44 après 3 ans (p

  • Si elle présente un certain nombre de limitations (étude rétrospective sans groupe contrôle notamment), cette analyse montre des données rassurantes par rapport aux incertitudes concernant le risque potentiel d’évènements secondaires graves propre à ce traitement chez les asthmatiques non contrôlés. Dans une population bien définie, dont le contrôle de l’asthme a été rigoureusement évalué durant les 4 semaines précédant le début de la sensibilisation, un sujet a présenté une réaction systémique nécessitant un traitement par épinéphrine, et 19% une réaction systémique soulagée par nébulisation d’un bronchodilatateur associé à des corticoïdes systémiques. Dans près de 9 cas sur 10, ces réactions avaient eu lieu durant la première phase de désensibilisation

  • Ces données devraient être maintenant consolidées par une étude prospective randomisée.

Principaux résultats

L’équipe du Centre de l'Asthme et des Allergies de l’Hôpital Armand Trousseau (Paris) a conduit une analyse rétrospective à partir des enfants de 6 à 18 ans présentant un asthme allergique aux acariens modéré à sévère, et reçus dans le service pour une désensibilisation sous-cutanée. L’idée était d’apprécier la sécurité et l’efficacité d’un protocole standardisé d’immunothérapie (injection de doses de Dermatophagoides pteronussinus durant une phase de progression de 4 semaines puis phase d’entretien).

Principales limitations

  • Au total, 72 enfants ont été inclus dans l’analyse (11,4 ans en moyenne), dont 72% avaient aussi une sensibilisation concomitante aux allergènes aériens. La durée moyenne du protocole a été de 33 mois.

  • Lors de la conduite de l’immunothérapie, 56% des enfants ont présenté au moins un évènement indésirable, et 33% en ont présenté plusieurs, soit un total de 73 évènements concernant 2% des 3.455 injections effectuées. Les réactions systémiques de grade 1, 2 ou 3 concernaient respectivement 3%, 19% et 1 enfant, 89% d’entre elles ayant lieu durant la première phase du protocole. Au total, 21% des enfants ont arrêté le protocole durant la phase d'entretien, dont 8% en raison d'un asthme non c ontrôlé.

  • À 1 an, le taux moyen d'exacerbations était de 0,38 et à 3 ans, il était de 0,44 , contre 2,1 à J0 (respectivement p