Un bain de bouche peut-il freiner la hausse des taux de gonorrhée ?

L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. Inscrivez-vous gratuitement

Se rincer la bouche et se gargariser quotidiennement à l’aide d’un bain de bouche d’une marque commerciale pourraient permettre de freiner la propagation de la gonorrhée de la bouche.

C’est ce que suggèrent les auteurs d’une recherche préliminaire publiée dans la revue Sexually Transmitted Infections.

Dans le cadre de cette nouvelle étude, des scientifiques ont évalué si le bain de bouche d’une certaine marque pouvait permettre de freiner la croissance de la bactérie Neisseria gonorrhoeae parmi les hommes bisexuels/homosexuels sexuellement actifs dans un essai clinique. En tout, 58 hommes étaient positifs par culture avant d’utiliser la solution. Les hommes non traités ont été randomisés pour se rincer la bouche et se gargariser à l’aide du bain de bouche ou d’une solution saline pendant une minute. Lors de la réévaluation, les personnes du groupe du bain de bouche étaient nettement moins susceptibles d’être positives par culture sur la surface du pharynx (52 %), par rapport aux hommes du groupe de la solution saline (84 %).

Les chercheurs ont également réalisé des tests in vitro lors desquels différentes dilutions du bain de bouche et de solutions de tampon phosphate salin ont été appliquées sur des cultures de N. gonorrhoeae. Les bains de bouche à des dilutions allant jusqu’à un rapport de 1:4 ont entraîné une réduction significative des numérations totales de N. gonorrhoeae lorsqu’ils ont été utilisés pendant une minute.

Un essai de plus grande envergure est en cours.