Un apport modéré en calcium est associé à une réduction du risque de cancer du sein

  • Fernandez-Lazaro CI & al.
  • Eur J Nutr

  • Univadis
  • Clinical Summary
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À retenir

  • Un apport modéré en calcium est associé à un risque plus faible de cancer du sein.
  • Un apport plus élevé en calcium n’est pas associé au risque de cancer du sein. Aucune association n’a non plus été identifiée avec l’apport en vitamine D.

Pourquoi est-ce important ?

  • Selon les auteurs, se conformer aux recommandations actuelles concernant l’apport en calcium pourrait réduire le risque de cancer du sein.

Méthodologie

  • Une étude de cohorte prospective (Seguimiento Universidad de Navarra Project, ou SUN) a été menée auprès de 10 812 femmes.
  • L’apport en calcium et en vitamine D par le régime alimentaire et les compléments alimentaires a été évalué à l’aide du questionnaire sur la fréquence alimentaire et de questions supplémentaires :
    • l’exposition au calcium a été divisée en tertiles : premier tertile (moins de 1 075 mg/jour), deuxième tertile (1 075–1 372 mg/jour) et troisième tertile (plus de 1 372 mg/jour).
  • Financement : Instituto de Salud Carlos III ; Fonds européen de développement régional.

Principaux résultats

  • La durée de suivi moyenne était de 10,7 ans.
  • Une association non linéaire a été identifiée entre l’apport total en calcium (via le régime alimentaire et les compléments) et l’incidence plus faible du cancer du sein (Pnon-linéarité = 0,011).
  • Une réduction du risque de cancer du sein a été observée avec un apport modéré :
    • Rapport de risque (RR) pour le deuxième tertile, par rapport au premier tertile : 0,55 (IC à 95 % : 0,33–0,91).
  • Aucune réduction du risque n’a été observée avec un apport élevé (plus de 1 372 mg/jour).
  • L’analyse des sous-groupes a démontré que le bénéfice était limité aux femmes ménopausées :
    • RR pour le deuxième tertile, par rapport au premier tertile : 0,38 (IC à 95 % : 0,16–0,92).
  • Aucune association n’a été identifiée entre l’apport en vitamine D et le cancer du sein.

Limites

  • La méthodologie de l’étude était observationnelle.