Un apport élevé en sel pourrait augmenter le risque de fibrillation auriculaire


  • Mary Corcoran
  • Univadis Actualités médicales
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Des scientifiques rapportent les premières données probantes indiquant une association entre l’apport alimentaire en sel et le risque de développer une fibrillation auriculaire (FA). 

Même s’il est déjà connu qu’une consommation excessive de sel augmente le risque de maladies cardiovasculaires, peu de données sur la relation entre l’apport en sel et la FA sont disponibles. Afin de mieux comprendre cette relation, des chercheurs ont évalué l’association entre l’apport alimentaire en sodium et l’incidence d’une FA d’apparition nouvelle chez 716 sujets en Finlande, issus de la cohorte du Projet d’Oulu visant à élucider le risque d’athérosclérose (OPERA).

Durant un suivi moyen de 19 ans, 74 individus ont reçu un diagnostic de FA d’apparition nouvelle. Une incidence plus élevée de FA a été observée chez les personnes situées dans les quartiles supérieurs de consommation de sel (16,8 %), par rapport à celles situées dans les quartiles inférieurs (1er quartile : 6,7 % ; 2e quartile : 7,3 % ; 3e quartile : 10,6 % ; P = 0,006). 

L’auteur principal, Tero Pääkkö, de l’Université d’Oulu en Finlande, a déclaré : « Cette étude fournit les premières données probantes indiquant que le sel alimentaire pourrait augmenter le risque de fibrillation auriculaire d’apparition nouvelle.

Même si des études de confirmation complémentaires sont nécessaires, nos résultats suggèrent que les personnes présentant un risque accru de fibrillation auriculaire pourraient bénéficier d’une restriction de leur apport alimentaire en sel ».

Les résultats ont été publiés dans la revue Annals of Medicine