Troubles mentaux : un guide de la HAS pour optimiser la coordination des soins

  • HAS
  • 30 nov. 2018

  • Agnès Lara
  • Résumé d’articles
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À retenir

La HAS met à disposition un guide de coordination entre médecins généralistes et les différents professionnels de la santé mentale, afin de favoriser une prise en charge pluridisciplinaire et collaborative des patients souffrant de troubles mentaux. Il pose quelques repères pour optimiser les modalités de communication et de collaboration entre médecins généralistes et/ou traitants, spécialistes de la psychiatrie, ainsi qu’avec les patients et leur famille.

 

Le médecin généraliste est fréquemment amené à prendre en charge des patients atteints de troubles mentaux. La recherche d’un avis spécialisé peut être nécessaire face à une dépression grave ou résistante, ou en cas de pathologie psychiatrique sévère. S’il n’en dispose pas dans son réseau, le MG peut s’appuyer sur les annuaires d’Ameli, le répertoire opérationnel des ressources, des Agences Régionales de Santé ou s’adresser directement aux établissements disposant d’un secteur de psychiatrie, pour rechercher un avis spécialisé.

Comment s’adresser au spécialiste en pratique et quels éléments lui transmettre ?

Un courrier adressé au psychiatre ou aux professionnels de santé mentale doit exprimer clairement le motif du recours, les hypothèses diagnostiques, les antécédents médicaux, ainsi que les traitements en cours, et envisager les modalités d’un suivi partagé. Une lettre de liaison sera rédigée en cas d’hospitalisation. Quels que soient les supports de communication envisagés, ils doivent garantir la confidentialité des informations. Un courrier devra aussi être remis au patient ou à son tuteur et être joint à son dossier médical s’il existe.

Le retour des professionnels spécialisés vers le médecin généraliste

Dans la réponse au MG, le psychiatre ou les professionnels spécialisés en santé mentale indiquent un avis diagnostique, un projet de soins, une prescription médicamenteuse, mais aussi les risques évolutifs et un cadre de surveillance. L’état somatique des patients doit évidemment être aussi pris en compte. En cas d’hospitalisation, une lettre de liaison rédigée par le praticien ayant pris en charge le patient assure la continuité des soins entre l’hôpital et la ville (motif d’hospitalisation, traitements prescrits ou arrêtés, actes de soins à venir). Ce lien est facilité par l’existence d’un médecin traitant, idéalement le médecin généraliste. Si le patient n’en a pas désigné, il doit être encouragé à le faire et être informé des risques pour sa santé s’il le refuse. L’accès à un numéro de téléphone permettant de joindre directement un psychiatre sénior de garde ou d’urgence est également recommandé.

Une prise en charge partagée et collaborative

La prise en charge du patient psychiatrique doit associer le patient et tous les acteurs de la prise en charge, y compris la famille si le patient y consent, le pharmacien d’officine, le dentiste, l’infirmier libéral…, et le rôle de chacun doit être défini de façon concertée. Les modalités de prise en charge des situations de crise ou d’urgence, les moments de violence, doivent être anticipées et ce travail collaboratif régulièrement réévalué dans un objectif d’amélioration permanente de la prise en charge.