Trois méthodes pour rechercher l’HPV dans les cancers épidermoïdes oropharyngés

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Cette étude, menée par des équipes de l'Institut Gustave Roussy (IGR) compare la fiabilité de 3 méthodes différentes de recherche du papillomavirus virus dans les cancers oropharyngés de type épidermoïde. La fréquence de ces derniers, entité distincte tant carcinogénétique, clinique que thérapeutique a récemment augmenté.

En effet bien que les cancers épidermoïdes des voies aéro-digestives supérieures soient en régression depuis 30 dans les pays occidentaux (633 000 cas par an), cela n'est pas le cas chez les patients jeunes non exposés aux agents carcinogènes connus (tabac et alcool). Le rôle du papillomavirus (HPV) dans cette tranche de population est maintenant avéré.

Or cette variété de cancer épidermoïde a un meilleur pronostic et la démarche thérapeutique qui lui est opposée est différente. Encore faut-il s'accorder sur les méthodes de détection du HPV avant d'établir un consensus thérapeutique.

L'étude, rétrospective, porte sur 50 patients consécutifs traités de 2008 à 2009 à l'IGR. Quarante-six dossiers ont pu être exploités ; 89 % des lésions se localisaient dans les amas lymphoïdes et 11 % sur le voile muqueux ou la paroi postérieure du pharynx ; 63 % de ces tumeurs présentaient un aspect exophytique, 37 % un aspect ulcéro-infiltrant ; 68 % des lésions étaient de type épidermoïde, les autres de type moins différencié.

Les trois méthodes de diagnostic comparées sur des échantillons tumoraux fixés sous paraffine prélevés sur les 46 patients traités pour des cancers isolés primitifs de l'oropharynx sont :

- Un test d'immunohistochimie (IHC) évaluant l'expression de la protéine p16-INK4A, marqueur d'infection à HPV oncogène
- La détection de l'ADN d'HPV en temps réel par PCR (qPCR)
- Le génotypage ...