Traumatismes sévères : y a-t-il un paradoxe hispanique?

L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. Inscrivez-vous gratuitement

La population hispanique (H) est, aux États-Unis, celle dont la progression démographique est la plus rapide, représentant actuellement 17 % de la communauté nationale (53 millions), et elle devrait doubler dans les 40 prochaines années. Malgré des conditions économiques et sociales médiocres, et des facteurs de risque élevés en termes de maladies cardiovasculaires et de diabète, elle jouit d'une meilleure santé et d'un taux de mortalité par tranche d'âge plus bas que celle des blancs non-hispaniques (BNH) : c'est ce qu'il est convenu d'appeler le paradoxe hispanique (PH). Les auteurs texans ont cherché à savoir si ce PH valait aussi en cas de traumatismes sévères.

Ils ont donc repris le registre national des traumatismes chez les adultes sur l'année 2010.

Après exclusion des sujets dont l'origine ethnique n'était pas précisée, des brûlés, des noyés, et des sujets de plus de 89 ans, il restait 118 413 blessés, dont H 13 652 (11,5 %), BNH 8 5176 (72 %) et Noirs (N) 19 585 (16,5 %). On a comparé dans les 3 groupes le taux de mortalité et les rapports entre la mortalité attendue et la mortalité observée (A/O), en tenant compte de l'âge, du sexe, du score de gravité ISS (Injury Severity Score), du score de Glasgow pour mesurer l'état de conscience, du colla...