Traumatisme crânien fermé : un traitement antiplaquettaire double, mais pas un traitement antiplaquettaire simple, augmente le risque de lésion

  • Probst MA & al.
  • Ann Emerg Med

  • Univadis
  • Clinical Summary
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À retenir

  • Parmi les patients qui se présentent au service des urgences (SU) pour un traumatisme crânien fermé, la présence d’un antécédent de prise d’aspirine et de clopidogrel ou de prise de warfarine, mais pas de prise d’agents antiplaquettaires utilisés individuellement, devrait réduire le seuil de prescription d’un examen de neuro-imagerie.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les recommandations actuelles fournissent peu de précisions sur la nécessité ou non de réaliser un examen d’imagerie chez les patients présentant une lésion traumatique du cerveau qui prennent des agents antiplaquettaires de façon individuelle.
  • Les études ayant conduit à des outils de prédiction clinique avaient exclu ces patients.

Principaux résultats

  • Par rapport aux lésions chez les patients sans coagulopathie (210 patients sur 5 715), le risque relatif (IC à 95 %) de lésions était comme suit chez les patients prenant :
    • de l’aspirine uniquement (30/635) : 1,29 (0,88–1,87) ;
    • du clopidogrel uniquement (3/109) : 0,75 (0,24–2,3) ;
    • de l’aspirine et du clopidogrel (9/85) : 2,88 (1,53–5,42) ;
    • de la warfarine (28/406) : 1,88 (1,28–2,75).
  • De façon similaire, chez les patients ayant uniquement pris de l’aspirine ou du clopidogrel, les prévalences de la nécessité d’une intervention neurochirurgicale étaient similaires à celles des patients sans coagulopathie.

Protocole de l’étude

  • Une analyse secondaire planifiée d’une étude multicentrique, prospective et observationnelle, menée dans 3 services d’urgence, de 2007 à 2015 (n = 9 070), a été réalisée.
  • Les participants étaient des adultes ayant pris de l’aspirine, du clopidogrel et/ou de la warfarine, qui s’étaient présentés à la suite d’un traumatisme crânien fermé et avaient fait l’objet d’un examen de neuro-imagerie.
  • Critère d’évaluation : la présence d’une lésion intracrânienne significative à la tomodensitométrie (TDM).
  • Financement : Agences fédérales ; Université de Californie (University of California).

Limites

  • Le statut médicamenteux n’était pas connu pour un tiers des patients.
  • Les patients ayant pris des anticoagulants oraux directs (AOD) n’ont pas été inclus.
  • L’étude disposait de la puissance statistique nécessaire pour évaluer les patients ayant pris uniquement de l’aspirine.
  • Le nombre d’événements était modeste.