Transplantation rénale : mise en évidence de la souche du donneur chez les sujets VIH greffés


  • Heather Mason
  • Actualités Médicales
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Aux Etats-Unis, le HOPE Act (HIV Organ Policy Equity) autoris e le don d’organes envers des personnes VIH à partir de greffons provenant de personnes séropositives. Dans ce contexte, l e New England Journal of Medicine publie le cas d’un sujet de 61 ans souffrant de polykystose rénale, traité par traitement antirétroviral (TAR) avec un taux de cellules CD4+ normal et une charge virale indétectable. Il a reçu une greffe rénale issue d’un donneur décédé présentant une charge virale élevée ( 183,326 copies/ml). Les deux souches VIH (donneur et receveur) étaient sensibles au traitement antirétroviral prescrit au patient greffé.

Les auteurs de la publication ont réalisé un séquençage du virus libre ou intracellulaire contenu dans les prélèvements de sang périphérique et d’urine du donneur et du patient greffé, ainsi qu’à partir de biopsies tissulaires rénales pré-implantatoires issues du greffon. Les séquences issues du virus du donneur ont pu être amplifiées dans les prélèvements réalisés chez le patient greffé jusqu’à 16 jours après la transplantation, mais étaient ensuite indétectables. Douze heures après transplantation, le séquençage des protéines d’enveloppe du virus contenu dans les cellules épithéliales issues de l’urine du receveur montre la présence de 10 séquences, dont 4 issues du donneur. La même analyse réalisée 9 jours après la transplantation montre la présence de 6 séquences relatives à la souche virale du receveur. Un pic viral à 75 copies/ml a été observé 42 jours après la transplantation, uniquement caractérisé par la présence de la souche VIH du receveur.


Résultats clés

  • Présence de l’infection dans les cellules rénales épithéliales du greffon mais aussi du rein resté en place du patient receveur.

  • Les séquences virales du virus libre et du virus intracellulaire obtenues à partir des urines sont étroitement associées, indiquant que les cellules épithéliales constituent un réservoir viral.

  • L’infection de ces cellules pourrait modifier la survie à long terme de l’allogreffe.