The Lancet : quantifier les besoins mondiaux en médecins oncologues


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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Entre 2018 et 2040, le nombre de patients nécessitant une chimiothérapie de première intention devrait augmenter de 53 % à l’échelle mondiale, selon une étude de modélisation publiée dans la revue The Lancet Oncology.

L’étude est la première à estimer l’ampleur des besoins en chimiothérapie à l’échelle nationale, régionale et mondiale pour répondre à la prévalence croissante du cancer. Elle a estimé l’incidence du cancer et la mortalité par cancer à l’aide des données de l’observatoire GLOBOCAN, produit par le Centre international de recherche sur le cancer. L’utilisation optimale de la chimiothérapie à partir de recommandations fondées sur des données probantes a été appliquée aux données pour obtenir le nombre de nouveaux patients nécessitant une chimiothérapie de première intention en 2018 et 2040.

L’analyse a révélé qu’entre 2018 et 2040, le nombre de patients ayant besoin d’une première chimiothérapie par an passera de 9,8 millions à 15,0 millions, soit une augmentation relative de 53 %.

Les indications les plus fréquentes de la chimiothérapie en 2040 seront le cancer du poumon, le cancer du sein et le cancer colorectal.

L’étude estime que 100 000 médecins oncologues seront nécessaires dans le monde d’ici 2040 pour administrer une chimiothérapie optimale, avec des estimations allant de 50 000 à 150 000, selon la charge de travail.

Les auteurs ont conclu en affirmant : « Des investissements stratégiques dans la prestation de services de chimiothérapie et la formation de médecins oncologues sont nécessaires pour répondre à l’augmentation prévue des besoins en chimiothérapie en 2040 ».