The Lancet : les réponses du XXe siècle apportées face à la consommation de drogues ne sont plus adaptées


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Un rapport issu de la revue The Lancet appelle à élaborer une nouvelle approche internationale face à la consommation de drogues, en ayant recours à des politiques fondées sur des données probantes qui s’adaptent plus rapidement et répondent plus humainement et efficacement aux nouvelles drogues, à leur disponibilité et à leurs modes de consommation en perpétuelle mutation.

La série de cinq articles passe en revue les données probantes à l’échelle mondiale sur les opioïdes, le cannabis, les stimulants et les substances psychoactives, en analysant les habitudes de consommation, les méfaits et les interventions qui y sont associés, et en estimant les bénéfices des traitements par agonistes opioïdes ainsi que l’impact croissant sur la santé de l’usage de stimulants.

« La mondialisation et l’évolution des technologies de l’information ont transformé la disponibilité et la consommation des drogues, et le discours des décideurs politiques et des professionnels doit s’adapter à ces nouveaux défis », affirme l’un des auteurs du rapport, le professeur Louisa Degenhardt, du Centre national de recherche sur les drogues et l’alcool (National Drug and Alcohol Research Centre), à l’Université de Nouvelle-Galles du Sud (University of New South Wales, UNSW) de Sydney, en Australie.

« L’engagement réel auprès des consommateurs de drogues est essentiel pour obtenir des résultats efficaces en matière de prévention, de traitement et de réduction des méfaits. Les attitudes négatives auxquelles sont confrontés les consommateurs de drogues s’expliquent par des jugements moraux selon lesquels ces personnes ne méritent pas d’être traitées de façon humaine, la violation de leurs droits humains pouvant se justifier. Il est impératif, sur le plan social et moral, de lutter contre ces idées fallacieuses », a-t-elle déclaré.

Le rapport a été présenté à l’occasion de la conférence de Lisbonne sur les comportements de dépendance et les addictions (Lisbon Addictions), qui s’est tenue la semaine dernière à Lisbonne, au Portugal.