Téléconsultation et téléexpertise : les recommandations de la HAS


  • Serge Cannasse
  • Actualités Médicales
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À la demande de la Ministre des solidarités et de la santé, la HAS (Haute Autorité de santé) vient de publier un guide sur les bonnes pratiques de la téléconsultation et de la téléexpertise. L’agence met à disposition des praticiens à la fois ce guide, un mémo en donnant les points qu’elle considère comme essentiels, le rapport ayant servi à le construire et une fiche d’information à destination des patients. Le mémo est un aide-mémoire du guide, qui est le document à lire par tout professionnel souhaitant se lancer dans ces nouvelles formes d’exercice.

Quasiment tous les aspects en sont abordés. Qu’il s’agisse de téléconsultation ou de téléexpertise, ce sont :

  • Les prérequis : connaissance de la réglementation, organisation du planning des consultations, critères de qualité des locaux et des équipements, relations avec les prestataires de services informatiques, sans oublier les indispensables formation et évaluation.

  • Ce qui doit être mis au point avant la téléconsultation ou la téléexpertise : recueil du consentement du patient, vérification de leur pertinence, inscription dans le parcours de soins coordonné, retour d’information au médecin traitant.

  • Pendant la consultation : identification du patient et vérification de son identité, authentification du professionnel de santé, attitude du professionnel pour favoriser la communication avec le patient, enregistrement du compte-rendu, transmission au patient et au médecin traitant comme à tout professionnel de santé désigné par le patient.

Un mode d’emploi souple

Le guide rappelle que la téléconsultation est ouverte à tout assuré et à tout médecin, mais que la téléexpertise est réservée à certaines situations de prise en charge. Il ne se veut pas un mode d’emploi, mais une série de recommandations laissant la place à la diversité des lieux de téléconsultation ou téléexpertise, leurs modes de réalisation (exercice libéral, salarié, etc) et les pathologies concernées.

L’annexe 1 du guide est importante, en ce sens qu’elle cadre les raisons d’être du recours à la télémédecine et en dessine les ambitions pour la structuration de l’offre de soins sur un territoire. Elle insiste donc sur la nécessité de bien identifier les besoins médicaux (par exemple, difficulté pour certains patients à se déplacer) et de bien connaître les ressources en soins (notamment les acteurs de santé) du territoire concerné. Elle met également en avant le « porteur de projet », la définition des objectifs et des modalités de travail, la vérification des compétences des professionnels impliqués, leur formation, l’évaluation du dispositif et sa promotion.