TCT 2019—Le létermovir est associé à moins d’infections par CMV dans le cadre de greffes chez des patients séropositifs au CMV


  • Tara Haelle
  • Univadis
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À retenir

  • Les patients séropositifs au cytomégalovirus (CMV) ayant pris du létermovir après une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (allo-GCSH) ont présenté une incidence plus faible d’infections par CMV cliniquement significatives et d’infections nécessitant un traitement antiviral, comparativement à ceux ne prenant pas du létermovir.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le CMV est associé à une hospitalisation plus longue, des complications et une mortalité accrue, même sans rechute chez les patients ayant reçu une allo-GCSH. 

Protocole de l’étude

  • Une étude rétrospective, monocentrique, menée au centre anti-cancer MD Anderson (MD Anderson Cancer Center) auprès de 121 patients positifs aux anticorps IgG anti-CMV et ayant reçu une allo-GCSH entre mars 2018 et août 2018 qui ont été évalués pendant 100 jours après la greffe. 
  • 92 patients (76 %) prenaient du létermovir et 29 n’en prenaient pas ; la raison la plus fréquente de ne pas prendre du létermovir était l’assurance/le coût (59 %).
  • La plupart des patients étaient atteints d’une leucémie myéloïde aiguë ; les autres étaient atteints de syndrome myélodysplasique, d’une leucémie myéloïde chronique, d’une leucémie lymphoblastique aiguë, d’un lymphome lymphocytaire à petits lymphocytes/d’une leucémie lymphocytaire chronique, d’un lymphome non hodgkinien, d’une myélofibrose, d’un myélome ou d’une leucémie myélomonocytaire chronique.
  • Tous les patients étaient soumis à une surveillance de la charge virale du CMV deux fois par semaine.

Principaux résultats

  • Une infection par CMV cliniquement significative s’est produite chez 18 % des patients prenant du létermovir, par rapport à 52 % des patients qui n’en prenaient pas (P 
  • Des virémies à CMV de tout type se sont produites chez 58 % des patients prenant du létermovir, par rapport à 79 % des patients qui n’en prenaient pas (P = 0,04).
  • Des cas de maladie à CMV avérés ou probables se sont développés chez 5 % des patients prenant du létermovir, par rapport à 7 % des patients qui n’en prenaient pas (P = 0,77).
  • La mortalité était de 8 % dans le groupe létermovir et de 10 % chez les patients qui n’en prenaient pas (P = 0,64).

Limites 

  • Étude rétrospective menée auprès de patients atteints de diverses affections.

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