TCT 2019—L’association d’une thérapie par CAR-T et d’ibrutinib pourrait améliorer la réponse dans le cadre de la LLC


  • Tara Haelle
  • Univadis
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À retenir

  • Chez les patients atteints d’une leucémie lymphocytaire chronique (LLC) en rechute ou réfractaire, l’ajout d’ibrutinib concomitant à une thérapie par lymphocytes T à récepteur antigénique chimérique (Chimeric Antigen Receptor T-cell, CAR-T) CD19 pourrait améliorer la réponse et réduire la toxicité.

Pourquoi est-ce important ?

  • La thérapie par cellules CAR-T s’est révélée efficace dans le cadre de la leucémie lymphocytaire aiguë (LLA) et du lymphome non hodgkinien (LNH), mais moins efficace chez les patients atteints d’une LLC, dont les résultats sont moins bons s’ils sont réfractaires à l’ibrutinib. 

Protocole de l’étude

  • Une étude rétrospective de phase I/II a comparé les résultats parmi les patients atteints d’une LLC ayant reçu une thérapie par CAR-T seule (n = 24) à ceux d’une cohorte ultérieure ayant reçu de l’ibrutinib et une thérapie par CAR-T en concomitance (n = 19), tous présentant une maladie persistante après un traitement par ibrutinib.
  • Financement : Juno Therapeutics/Celgene ; Famille Bezos ; Centre de recherches en immunothérapie intégré (Integrated Immunotherapy Research Center) ; Institut national du cancer (National Cancer Institute), État de Washington ; et université de Colombie-Britannique (University of British Columbia).

Principaux résultats

  • 32 % des patients ont interrompu l’ibrutinib.
  • Des syndromes de libération des cytokines (SLC) de tout type se sont produits chez 74 % des patients prenant de l’ibrutinib et 92 % des patients qui n’en prenaient pas (P = 0,21), mais la gravité des SLC (grade 3 ou supérieur) était plus faible dans le groupe l’ibrutinib (0 % contre 25 % qui n’en prenaient pas ; P = 0,03).
  • Les pics des taux sériques de cytokines associées à un SLC sévère étaient significativement inférieurs chez les patients prenant de l’ibrutinib (IL-6, P = 0,03 ; TIM-3 soluble, P = 0,004 ; protéine chimiotactique des monocytes de type 1 [MCP-1], P 
  • Quatre semaines après la perfusion de cellules CAR-T, 83 % des patients prenant de l’ibrutinib et 65 % des patients qui n’en prenaient pas ont obtenu une réponse complète ou partielle (P = 0,38).
  • L’expansion in vivo de cellules CAR-T CD4+ a été significativement améliorée chez les patients prenant de l’ibrutinib (P = 0,03).
  • Un patient prenant de l’ibrutinib a développé un SLC de grade 2 et est décédé suite à une arythmie cardiaque présumée liée à l’ibrutinib. 

Limites 

  • Plusieurs résultats majeurs n’ont pas atteint le niveau de significativité.

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