Taux supérieur de réhospitalisation après une insuffisance cardiaque chez les personnes infectées par le VIH


  • Daniela Ovadia — Agenzia Zoe
  • Actualités Médicales
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Messages principaux

  • Les personnes vivant avec le VIH (PVAV) présentent un risque accru d’insuffisance cardiaque (IC) et vieillissent.
  • L’étude avec appariement par scores de propension montre que chez les patients américains admis pour IC, les PVAV présentent un risque accru d’IC et de réhospitalisation toutes causes confondues après l’admission pour IC comparativement aux témoins non infectés à 30 et à 90 jours.
  • Ce risque est cohérent entre les différentes tranches d’âge, les sexes, les types d’IC et en présence ou en l’absence de maladie de l’artère coronaire ou d’insuffisance rénale chronique.

 

Il est établi que les personnes vivant avec le VIH (PVAV) présentent un risque accru d’insuffisance cardiaque (IC). Étant donné leur espérance de vie (73 % des PVAV auront 50 ans ou plus d’ici 2030), la prévalence de l’IC devrait augmenter.

Cette étude montre que chez les patients hospitalisés pour IC, ceux qui sont VIH-positifs présentent un risque accru de réhospitalisation pour IC à 30 et à 90 jours comparativement à ceux qui sont VIH-négatifs.

Les auteurs ont identifié des patients (1 112 PVAV appariés avec 1 112 témoins non infectés, selon 45 caractéristiques) sortis de l’hôpital avec un diagnostic principal d’IC dans la base de données nationale américaine des réadmissions pour 2016 (Nationwide Readmissions Database), qui comprend les données de sortie d’hôpital représentant 56,6 % des hospitalisations aux États-Unis.

Le risque de réhospitalisation pour IC (11,2 % à 30 jours et 19,2 % à 90 jours) était plus élevé chez les PVAV dans les 30 jours (risque relatif [RR] 1,45 ; p = 0,004) et dans les 90 jours (RR 1,41 ; p

Le risque était cohérent entre les tranches d’âge (≤ 65 p/r à > 65 ans), les sexes, les types d’IC (diastolique ou systolique), dans les cas de maladie de l’artère coronaire ou d’insuffisance rénale chronique.

Le sexe féminin, la dépression et l’IC systolique par rapport à l’IC sans spécification particulière étaient associés à une réhospitalisation pour IC à 90 jours, tandis que l’IC diastolique était associée à un risque plus faible.

Limites : manque d’information sur la numération des CD4+, la charge virale et les médicaments.