Syndrome des ovaires polykystiques : l’usage de la metformine durant la grossesse


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Les résultats d’un nouvel essai suggèrent que le traitement par metformine pourrait réduire le risque de fausse couche tardive et d’accouchement prématuré chez les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) ; en revanche, le traitement ne permet pas de prévenir le diabète gestationnel. 

L’essai multicentrique randomisé PregMet2 s’est déroulé dans 14 hôpitaux en Islande, en Norvège et en Suède, entre le 19 octobre 2012 et le 1er septembre 2017. Il a inclus 487 femmes atteintes d’un SOPK, âgées de 18 à 35 ans, qui ont été affectées de manière aléatoire pour recevoir de la metformine (n = 244) ou un placebo (n = 243). Les participantes ont reçu de la metmorfine par voie orale à raison de 500 mg 2 fois par jour ou un placebo durant la première semaine de traitement. À partir de la semaine 2 et jusqu’à l’accouchement, elles ont reçu une dose de metmorfine de 1 000 mg 2 fois par jour ou un placebo.

L’étude a identifié une réduction non significative de l’incidence composite des fausses couches tardives et des accouchements prématurés chez les participantes du groupe de la metformine. Cette différence était toutefois significative dans une analyse post-hoc combinée des données individuelles des participantes incluses avec celles de deux essais précédents (rapport de cotes [RC] : 0,43 ; IC à 95 % : 0,23–0,79 ; P = 0,004). 

La metformine n’a pas eu d’effet sur l’incidence du diabète gestationnel, un résultat que les auteurs ont qualifié de « surprenant ». Présentant les résultats dans la revue The Lancet Diabetes and Endocrinology, les auteurs ont indiqué « qu’il n’existe par conséquent aucune donnée permettant de recommander la metformine pour la prévention ou le traitement du diabète gestationnel chez les femmes atteintes d’un SOPK ».