Syndrome de Sjögren primaire et saisonnalité

  • Duret PM & al.
  • Arthritis Res Ther
  • 24 févr. 2020

  • Par Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À retenir 

Une étude originale menée au centre hospitalier de Colmar à partir d’une large population montre que la saisonnalité n’aurait pas d’impact significatif ou cliniquement pertinent sur la symptomatologie des patients souffrant de syndrome de Sjögren primaire, à savoir la douleur, la fatigue et la sécheresse.

Pourquoi ces données sont intéressantes ?

Plusieurs études ont pu suggérer que les conditions climatiques pouvaient influencer la douleur et la fonctionnalité dans certaines maladies rhumatologiques (polyarthrite rhumatoïde, goutte, maladies auto-immunes, lupus érythémateux…), contrairement à d’autres, comme le rhumatisme psoriasique. Le syndrome de Sjögren primaire est la seconde maladie systémique auto-immune en terme de fréquence. Il n’y avait pas jusque-là de données disponibles sur l’éventuelle variation des symptômes de ce syndrome en fonction de la saisonnalité. 

Protocole de l’étude

À partir de trois essais cliniques randomisés et contrôlés versusplacebo, des données portant sur la douleur, la fatigue et la sécheresse de sujets souffrant de syndrome de Sjögren primaire ont été analysées. Ces patients étaient sous  infliximab pour l’étude TRIPSS (n=103 patients), hydroxychloroquine pour l’étude JOQUER (n=120 patients) et rituximab pour l’étude TEARS (n=120 patients). Les patients de l’étude prospective de suivi à 5 ans ASSESS (n=395 patients) ont également été inclus dans les analyses. Les différents paramètres ont été évalués par échelles visuelles analogiques à chaque visite avec indication du jour, du mois et de la saison correspondante.

Principaux résultats

Au global, sur un total de 632 patients, 744, 584, 848 et 682 mesures de douleur, de fatigue et de sécheresse ont été collectées respectivement au printemps, en été, à l’automne et en hiver. Les analyses n’ont mis en évidence aucune différence significative sur ces symptômes en fonction de la saison ou du mois considérés. Cependant, il serait intéressant d’envisager la réalisation d’une étude intégrant notamment les variations météorologiques sur les sites de recueil des données.

Principales limitations

Plusieurs facteurs confondants (âge, traitements symptomatiques, localisation des centres de recueil des données…) peuvent avoir impacté les résultats.