Syndrome de Richter : l’association nivolumab et ibrutinib s’avère prometteuse

  • Younes A, et al.
  • Lancet Haematol
  • 11 janv. 2019

  • Par David Reilly
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Le rapport bénéfice/risque de l’association ibrutinib et nivolumab rend ce schéma inapproprié pour les patients atteints d’une leucémie lymphocytaire chronique/petite leucémie lymphocytaire (LLC/PLL), d’un lymphome folliculaire (LF) ou d’un lymphome diffus à grandes cellules B (LDGCB) en rechute/réfractaire (R/R), mais il peut faire l’objet de recherches supplémentaires chez les patients présentant un syndrome de Richter.

Pourquoi est-ce important ?

  • Dans les études précliniques, l’association de l’ibrutinib et d’une inhibition des voies de la mort cellulaire programmée 1 (Programmed cell Death-1, PD-1) a démontré des effets antitumoraux synergiques.

Protocole de l’étude

  • Une étude de phase 1/2a a été menée afin d’évaluer l’association ibrutinib et nivolumab chez 141 patients, dont 36 atteints d’une LLC/PLL, 40 d’un LF, 45 d’un LDGCB et 20 d’un syndrome de Richter.
  • L’âge médian des patients était de 65,0 ans (IIQ : 54,0–71,0).
  • Financement : Janssen R&D.

Principaux résultats

  • Réponse globale/Réponse complète :
    • LLC/PLL : 61 %/0 % ;
    • LF : 33 %/10 % ;
    • LDGCB : 36 %/16 % ;
    • syndrome de Richter : 65 %/10 %.
  • Les événements indésirables (EI) hématologiques de grade 3–4 les plus fréquents étaient la neutropénie (28 %) et l’anémie (23 %).
  • Les EI non hématologiques de grade 3–5 les plus fréquents étaient l’éruption cutanée (10 %) et la pneumonie (9 %).
  • 77 patients ont présenté des EI graves.

Limites

  • Échantillons de taille limitée.