Syndrome coronarien aigu : comparaison face-face du prasugrel et du ticagrelor chez les sujets âgés

  • Menichelli M & al.
  • Ann Intern Med
  • 21 juil. 2020

  • Par Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
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Messages principaux

  • Après un syndrome coronarien aigu (SCA), une posologie réduite de prasugrel permet de réduire le risque ischémique des sujets très âgés (≥75 ans) ou de faible poids (

 

Le prasugrel et le ticagrelor ont été décrits comme supérieurs au clopidogrel dans la prévention des évènements ischémiques des sujets SCA, mais un sur-risque hémorragique a été décrit chez les sujets de 75 ans ou plus et ceux pesant moins de 60 kg traités par la posologie conventionnelle de prasugrel, incitant les autorités sanitaires à suggérer dans cette population une posologie réduite à 5 mg. Or, cette posologie n’a jamais été validée par une étude clinique randomisée. L’analyse de l’étude ISAR-REACT5 stratifiée selon l’âge et le poids corporel a été menée et vient d’être publiée dans Annals of Internal Medicine .

Pour mémoire, cette étude avait été menée chez 3.997 sujets SCA devant subir une intervention percutanée et qui avaient été randomisés (1:1) entre les deux antiagrégants plaquettaires : ticagrelor (dose de charge 180 mg, puis 90 mg 2 fois par jour) ou prasugrel (dose de charge 60 mg puis 10 mg 1 fois/jour ou 5 mg chez les patients âgés ≥75 ans ou

Dans cette nouvelle analyse, limitée à 1.099 sujets âgés ≥75 ans ou

L’étude présente plusieurs limites significatives comme le fait que la stratification selon l’âge et le poids n’avait pas été faite dans le cadre de la randomisation, ce qui a conduit à quelques différences notables en matière de profil des groupes à l’inclusion. Par ailleurs, les analyses en sous-groupes doivent toujours être considérées avec prudence. Pour autant, ce travail décrit le rapport bénéfice-risque de la dose réduite de prasugrel recommandée par les autorités. Le sur-risque ischémique et hémorragique observé par rapport à l’analyse globale des données ou par rapport aux sujets plus jeunes ou de poids corporel plus élevé doit inciter à conduire de nouvelles études permettant d’optimiser leur prise en charge.