Spondylarthrite ankylosante : comment évolue le traitement par anti-TNF dans le temps ?

  • Lindström U & al.
  • Arthritis Res Ther
  • 28 mai 2019

  • Par Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À retenir 

Une étude originale publiée dans la revue Arthritis & Therapy s’est intéressée à la trajectoire thérapeutique sur 5 ans, des patients traités pour spondylarthrite ankylosante à partir de l’initiation d’un anti-TNF. À 5 ans, seulement 46% des patients nouvellement traités par anti-TNF étaient toujours traités avec leur premier anti-TNF, 13% avaient reçu un second anti-TNF et 3% un troisième. Le risque d’arrêter un traitement par anti-TNF est d’autant plus important qu’il s’agit du second ou du troisième.

Pourquoi cette étude est intéressante ?

De nombreuses études ont évalué le taux de maintien d’un anti-TNF chez les sujets souffrant de spondylarthrite ankylosante. En revanche, peu d’études ont évalué les trajectoires thérapeutiques des patients, c’est-à-dire l’enchaînement des traitements dans la durée en intégrant les modifications de doses.

Méthodologie

Des patients naïfs de traitement par anti-TNF ont été suivis par le registre national Swedish Rheumatology Quality entre 2006 et 2015. Tous les changements de traitements ont été enregistrés.

Principaux résultats

Au total, 2.590 patients atteints de spondylarthrite ankylosante naïfs de traitement par anti-TNF ont été inclus dans l’étude. À l’inclusion, 24% étaient traités par un traitement de fond conventionnel (DMARDcs) et 82% étaient sous AINS.

  • À 5 ans, 46% des patients étaient toujours sous leur premier anti-TNF, 13% sous un      second, 7% seulement sous DMARDcs et 30% n’avaient aucun traitement par DMARD.
  • Les effets indésirables étaient le premier critère d’arrêt de traitement (27%), suivi par le manque d’efficacité (20%). Seul un faible nombre de patients arrêtaient un premier ou un second anti-TNF car ils atteignaient la rémission (respectivement 5% et 2%).
  • Environ un tiers des patients qui changeaient de stratégie thérapeutique une seconde fois le faisaient soit après une période sans traitement de 180 jours ou plus, soit après avoir atteint la rémission. Ainsi, une large proportion de patients qui arrêtaient leur traitement par anti-TNF biologique reprenaient un traitement par anti-TNF biologique dans le temps.
  • Le maintien du premier anti-TNF était plus long que le second ou que le troisième. Au total, il y avait 47% plus de risque qu’un patient arrête un second anti-TNF et 65% un troisième par rapport à un premier traitement par anti-TNF.

Principales limitations

Ces résultats ne sont pas forcément extrapolables à d’autres pays.