Soins oncologiques à l’ère du COVID-19, première partie : une chute spectaculaire du dépistage et de la surveillance est observée

  • Murray A; Kleinrock M.
  • IQVIA Institute for Human Data Science
  • 29 avr. 2020

  • Par Pavankumar Kamat
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • D’après un rapport publié par l’Institut de science des données humaines IQVIA (IQVIA Institute for Human Data Science), aux États-Unis, les tests de dépistage et de surveillance de certains cancers se sont « pratiquement arrêtés » au début du mois d’avril 2020, en raison des perturbations des soins de santé liées à la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).

Pourquoi est-ce important ?

  • La pandémie de COVID-19 touche l’ensemble du système de soins de santé aux États-Unis, y compris les soins oncologiques, de manière directe et indirecte.

Protocole de l’étude

  • Une analyse a été réalisée à partir de la base de données des demandes de remboursement médicales d’IQVIA, qui comprend plus de 205 millions de patients, plus de 1,7 milliard de demandes, et 3 milliards de dossiers de service obtenus annuellement.
  • Financement : aucun financement externe de l’industrie pharmaceutique ou du gouvernement.

Principaux résultats

  • Au cours de la semaine se terminant le 10 avril, comparativement à la moyenne hebdomadaire du 1er au 28 février, les taux des procédures ont présenté une baisse de :
    • 90 % pour les coloscopies ;
    • 87 % pour les mammographies ;
    • 83 % pour les tests de Pap ;
    • 60 % pour les tests de l’antigène prostatique spécifique (Prostate-Specific Antigen, PSA) ; et
    • 39 % pour les tomodensitométries (TDM) pour le cancer du poumon.
  • Dans l’ensemble, les interactions entre les patients et les oncologues avaient diminué de 20 % au 3 avril.
  • Pour les patients présentant des tumeurs agressives ou des diagnostics à des stades avancés, il y a eu « peu ou pas de perturbations » en ce qui concerne les consultations chez les oncologues au mois de mars, comparativement au mois de février.
  • Pour les patients atteints d’un cancer de la peau ou de la prostate, les taux de visites ont diminué de 20 % à 50 % au mois de mars.

Limites

  • Les données relatives aux demandes de remboursement offrent souvent des informations cliniques limitées.