SFRO 2019 - Vers la standardisation de l’hypofractionnement dans le cancer du sein

  • Elodie du Potet
  • Actualités Congrès
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Contexte

  • Dans le contexte des irradiations en 2D, le fractionnement des doses favorise la protection des tissus sains. On sait par ailleurs que la survenue des toxicités dépend de l’ampleur des volumes de tissus sains irradiés.
  • La précision du ciblage des techniques récentes réduit sensiblement ce volume, rendant possible une diminution du fractionnement (ou hypofractionnement).

Nouveautés

  • L’hypofractionnement consiste à augmenter la dose par fraction, dans l’objectif de diminuer le nombre de séances de radiothérapie.
  • Les bénéfices sont multiples du point de vue du patient (diminution des allers-retours), du point de vue clinique (diminution des temps de traitement, de la repopulation tumorale, des complications de repositionnement), mais aussi pour la société (économies de transports / temps machine).

Données clés

  • L’hypofractionnement modéré (durée de traitement d’environ 3 semaines) a déjà changé les pratiques dans les cancers du sein :
    • il est la méthode standard pour l’irradiation du sein seul,
    • il devient progressivement un standard dans le carcinome canalaire in situ (niveau de preuve modéré),
    • des études de phase III sont en cours pour les parois et les aires ganglionnaires.
  • L’hypofractionnement extrême (entre trois et quatre jours de traitement) par irradiation partielle pour des patientes à faible risque de rechute locale correspond à un niveau de preuve 1 (grade de recommandation en attente).  
  • Il existe aussi des résultats préliminaires encourageants en termes d’efficacité et de toxicité sur l’hypofractionnement très extrême (1 seule fraction). Ces données, recueillies en contexte adjuvant sur un petit volume et par irradiation interne (curiethérapie), pour des tumeurs à faible risque, restent à prendre avec précaution.

 

Commentaire d’expert

  • Christophe Hennequin (Oncologie-radiothérapie, Hôpital Saint-Louis, Paris) a insisté sur l’importance de progresser au travers d’études d’équivalence basées sur l’efficacité et la toxicité (évaluation par le médecin mais aussi par le patient) pour valider la standardisation de ces pratiques.