SFRO 2019 – Rôle du radiothérapeute dans le suivi du patient après un cancer colorectal


  • Elodie du Potet
  • Actualités des congrès en Oncologie
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À retenir

  • L’oncologue radiothérapeute est impliqué dans la surveillance du patient après cancer colorectal.
  • Un suivi est recommandé pendant au minimum 5 ans.

 

Pourquoi c’est important ?

  • Dans le cancer colorectal, les taux de récidive à 10 ans sont de 12 % localement grâce à l’avènement de la radio / chimiothérapie pré-opératoire, mais demeurent élevés à distance (34 %). 
  • Une méta-analyse a montré un bénéfice de survie globale de 25 % lors d’un suivi après-cancer intensif1.

 

Recommandations clés

  • La surveillance post-thérapeutique est multidisciplinaire et implique l’intervention de l’oncologue radiothérapeute au même titre que le chirurgien et le gastro-entérologue.
  • En France, la Société Nationale Française de Gastro-entérologie (SNFGE) recommande une surveillance pendant 5 ans, comprenant :
    • un examen clinique, un dosage biologique de l’antigène carcino-embryonnaire (ACE) et un scanner thoraco-abdomino-pelvien (TAP) tous les 3 mois pendant 3 ans et tous les 6 mois au-delà,
    • une coloscopie tous les 3 ans,
    • et une IRM en cas d’amputation abdomino-périnéale du rectum.
  • La surveillance implique aussi :
    • une évaluation et une prise en charge des séquelles post-thérapeutiques à long terme (diarrhées, troubles digestifs, troubles urinaires, troubles sexuels)
    • des recommandations hygiéno-diététiques (régime riche en fibres, fruits et légumes, pratique d’une activité sportive),
    • et la prévention des risques de second cancer (cancer de la prostate ou du colon après cancer du rectum) est aussi encouragée.
  • Il est à noter que le taux de récidive rectale tardive est de 10 % après 5 ans, d’où l’intérêt de prolonger la surveillance au-delà de cette durée.