SFE : Immuno-oncologie : connaître les conséquences sur l’hypophyse et les prendre en charge

  • Dr Dominique-Jean Bouilliez

  • JIM Actualités des congrès
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Les inhibiteurs du point de contrôle immunitaire ont révolutionné la prise en charge et la survie de nombreux cancers. Mais ces traitements induisent des effets indésirables inhabituels de type immunitaire, tels que des hypophysites, peu décrites par ailleurs. Pour mieux les connaître, Julie Garon Czmil (Nancy) et coll. a effectué une étude rétrospective sur les caractéristiques des hypophysites déclarées au réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance imputables au nivolumab, à l'ipilimumab et au pembrolizumab et revues par un endocrinologue et un pharmacologue.

61 hypophysites ont été retenues, concernant 31 femmes et 30 hommes. L'ipilimumab était la molécule la plus représentée (59 %). La plupart des cas (51 %) correspondait à une atteinte de grade 3 et la majorité (88 %) à un déficit corticotrope. Les cas avec atteinte thyréotrope et/ou gonadotrope étaient respectivement de 20 % et 2 %. Cinq patients (8 %) ont présenté un panhypopituitarisme. L'IRM hypophysaire était en faveur d'une hypophysite dans 50 % des cas lorsqu'elle était réalisée. Aucun patient n'a récupéré sa fonction hormonale antérieure, permettant aux auteurs de conclure que les hypophysites génèrent des déficits qui ne récupèrent pas à distance de l'évènement (contrairement à ce qui est observé avec les thyroïdites).