Semaine du rein 2019 — Le patiromer permet à un plus grand nombre de patients atteints d’insuffisance rénale chronique de rester sous spironolactone


  • Marielle Fares, Pharm.D.
  • Actualités des congrès
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À retenir

  • Une analyse des sous-groupes de l’essai AMBER a révélé que le patiromer a permis à un plus grand nombre de personnes atteintes d’insuffisance rénale chronique et d’hypertension résistante (HR) de poursuivre le traitement par spironolactone dans les sous-groupes de patients ayant un débit de filtration glomérulaire (DFG) supérieur ou inférieur à 30 ml/minute/1,73 m2.

Pourquoi est-ce important ?

  • La spironolactone est efficace pour réduire la pression artérielle (PA) dans le cadre de l’HR, mais son utilisation est limitée par des effets secondaires associés à une hyperkaliémie.

Protocole de l’étude

  • Essai randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo mené auprès d’adultes ayant un DFG estimé (DFGe) compris entre 25 et 45 ml/minute/1,73 m2 et atteints d’HR non contrôlée.
  • Les patients (n = 295) ont été affectés de manière aléatoire selon un rapport de 1:1 pour recevoir un placebo ou 8,4 g de patiromer, avec 25 mg de spironolactone une fois par jour.
  • Le critère d’évaluation principal était la différence entre les groupes à la semaine 12 concernant le pourcentage de patients sous spironolactone évalués dans des sous-groupes prédéfinis ayant un DFGe 2.

Principaux résultats

  • Le patiromer a permis une utilisation plus longue de la spironolactone chez les patients atteints d’HR avec un DFGe compris entre 25 et ≤ 45 ml/minute/1,73 m2, que le DFGe à l’entrée dans l’étude soit 2.
  • Un nombre significativement plus important de patients traités par patiromer, que de patients traités par placebo, recevait de la spironolactone à la semaine 12 dans les deux sous-groupes.
  • La différence de traitement entre les groupes était de 28,5 % pour les patients avec un DFGe 2 (P = 0,0158) et de 16,8 % (P = 0,0033) pour les patients avec un DFGe > 30 ml/minute/1,73 m2 ; P = 0,46 pour l’interaction entre les sous-groupes.
  • Des événements indésirables (EI) sont survenus avec le patiromer chez 63 % des patients du sous-groupe avec un DFGe  30 ; les groupes du placebo ont présenté un taux similaire d’EI.