SCCM : Une mauvaise santé bucco-dentaire prédit un risque accru d’infection, y compris de septicémie, chez les adultes leucémiques hospitalisés


  • Conference reports - RSi Communications
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Une mauvaise santé bucco-dentaire est un facteur prédictif indépendant de risque accru d’infections, y compris de septicémie, chez les adultes leucémiques hospitalisés, selon une étude réalisée par des chercheurs de la Faculté de santé publique de l’Université du Nebraska, à Omaha. Ils ont présenté leurs conclusions lors du congrès de la SCCM, qui s’est tenu en janvier à Phoenix, en Arizona. 

Dans une étude visant à estimer la prévalence de gingivite et de parodontite, on a interrogé la base de données de l’échantillon national des patients hospitalisés afin d’identifier les patients adultes hospitalisés en raison d’une leucémie, entre 2004 et 2010. Tous les patients (âgés de 18 ans et plus) qui avaient été hospitalisés principalement en raison d’une leucémie ont été analysés rétrospectivement, en relevant et en examinant la prévalence des cas de gingivite et de parodontite. 

Au cours de la période de l’étude, 252 382 adultes au total ont été hospitalisés, principalement en raison d’une leucémie. Dans l’ensemble, une gingivite et une parodontite s’observaient dans 0,4 % des cas. La moyenne d’âge des patients était de 61 ans ; 55 % étaient des hommes. Les résultats (avec gingivite et parodontite par rapport à sans gingivite et parodontite) comprenaient une septicémie (24,3 % contre 16,7 %), une infection bactérienne (17,9 % contre 8,5 %), des mycoses (19,6 % contre 8,7 %) et une pneumonie (16,2 % contre 15,4 %). Selon les auteurs de l’étude, après correction pour prendre en compte les facteurs de confusion au niveau des patients et de l’hôpital, la présence d’une gingivite et d’une parodontite chez les patients allait de pair avec un risque nettement accru de septicémie (risque relatif [RR] = 1,36 ; p p p 

« Des soins bucco-dentaires optimaux pourraient jouer un rôle important dans la prévention des infections chez ces patients à haut risque », concluent les chercheurs.