SBP : Traiter les infections par VRS : quoi de neuf ?

  • Dr Chloe Vaneeren

  • JIM Actualités des congrès
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L'impact mondial des infections par le VRS (Virus Respiratoire Syncytial Virus) est sérieux : 33,1 millions d'épisodes annuels dans le monde, 3,2 millions d'hospitalisations (dont 1,4 millions avant l'âge de 6 mois), 118 200 décès (dont 27 300 avant l'âge de 3 ans), et une prévention encore peu efficace aujourd'hui.
La première prévention possible est la vaccination, qui peut être effectuée durant la grossesse, chez le nourrisson ou chez l'enfant, « voire chez les personnes âgées qui sont l'un des principaux réservoirs du virus », souligne Steven Cunningham (Edimbourg).

Une immunisation maternelle contre le VRS par voie transplacentaire étant possible, certains vaccins ont été développés pour être injectés durant la grossesse. PREPARE, une étude de phase III a donné des résultats décevants dans la mesure où le vaccin testé ne réduit pas le nombre d'infections respiratoires par VRS chez l'enfant, mais il réduit le nombre d'hospitalisations pour infections par VRS et le nombre d'infections avec hypoxémie sévère, surtout s'il est administré avant 33 semaines de grossesse. A suivre donc…

Le vaccin destiné à l'enfant a été un échec majeur dans les années '60, raison pour laquelle il a fallu attendre cette dernière année pour voir deux vaccins apparaître en études cliniques (résultats attendus pour 2022-2023).

Quant à la vaccination par anticorps monoclonaux, le paluvizumab* en particulier a donné des résultats limités en injections mensuelles. Les chercheurs ont tenté d'augmenter sa durée de vie en substituant un élément au niveau de sa portion Fc ou en ciblant d'autres sites. L'un de ces vaccins n'a pas atteint son objectif et l'autre est en cours d'évaluation. La raison du manque d'efficacité semble être liée à l'instabilité du génome du VRS, une instabilité qui n'a pas été anticipée dans toutes les études réalisées à ce jour. Ce point majeur est aujourd'hui à l'ordre du jour, de même que le moment idéal pour administrer le vaccin ou l'anticorps monoclonal (au début du premier hiver ?)

Si on ne peut prévenir, peut-on traiter plus efficacement ?







Du pain sur la planche donc