SBP : Génétique de l’obésité : état des lieux

  • Dr Chloe Vaneeren

  • JIM Actualités des congrès
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Les enfants obèses ont souvent des parents obèses, ce qui laisse supposer une forte participation génétique. Dans les modèles monogéniques de l'obésité, la plupart des gènes impactant le poids affectent les systèmes cérébraux qui contrôlent la régulation et/ou les aspects hédoniques du comportement alimentaire. Plusieurs gènes candidats ont également été identifiés dans la population générale tandis que les études pangénomiques ont identifié >1 000 loci concernant l'IMC, le risque d'obésité, le rapport taille-hanche, la pourcentage en graisses du corps, les taux de leptine, … Ces mêmes études ont montré que la plupart des gènes de l'obésité chez l'adulte n'influencent pas le poids à la naissance mais bien le poids durant l'enfance, avec une relation directe entre susceptibilité du gène et précocité de la prise de poids. Elles ont également montré qu'il pourrait être possible en se basant sur le génome d'établir la prise en charge la plus utile de manière individuelle : régime riche en fibres, régime pauvre en graisses désaturées, exercice aérobique ou encore régime pauvre en glucides … Mais cette notion reste encore très spéculative car les variants génétiques sont à peu près aussi prédicteurs d'une obésité que le jet d'une pièce de monnaie… In fine, l'environnement joue un rôle majeur, a conclu Ruth Loos (New York), même si des influences génétiques ne peuvent être niées. Elles doivent cependant être considérées plutôt comme des facteurs de susceptibilité que des facteurs prédictifs.