SBP : Autisme : le microbiote à l’interface entre les facteurs de risque génétique et l’environnement

  • Dr Chloe Vaneeren

  • JIM Actualités des congrès
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Le développement du cerveau humain est sous la double influence de la génétique et de l'environnement, un environnement dans lequel le microbiote joue un rôle non négligeable. Ainsi en est-il notamment des troubles du spectre de l'autisme dont l'héritabilité varie de 50 % à 83 % et pour lesquels le rôle du microbiote est aujourd'hui avéré.

« Le rôle majeur du microbiome sur l'organisme est étayé depuis de nombreuses années, rappelle Hans Forssberg (Stockholm) : il prévient l'invasion par des microorganismes pathogènes, il contribue à la fermentation de fibres non digestibles, il produit des vitamines et agit sur le métabolisme des acides gras à chaîne courte, des hydrates de carbone, des acides biliaires. Il facilite l'absorption des minéraux et régule la réponse inflammatoire et immunitaire ». Par ailleurs, lorsqu'une dysbiose est présente, elle se traduit aussi par des troubles digestifs, métaboliques et immunitaires. L'étude de ce microbiome a donc été fortement encouragée pour améliorer le développement cérébral de l'enfant à un stade précoce, un enfant qui aura, dès l'âge de 3 ans, le microbiome de l'adulte. La relation entre la baisse de qualité du microbiote et l'augmentation d'incidence de plusieurs pathologies (obésité, asthme, rhume des foins, diabète juvénile, maladies inflammatoires de l'intestin, troubles du spectre de l'autisme, …) semble également acquise aujourd'hui. Cette baisse de qualité du microbiote est par ailleurs nettement plus marquée dans les pays occidentalisés (6).
L'axe intestin - cerveau

germ-free

Dans les troubles du spectre de l'autisme