Santé osseuse des adolescentes : influence de l’anorexie et de l’obésité avec l’âge

  • Maïmoun L & al.
  • J Clin Endocrinol Metab
  • 10 déc. 2019

  • Par Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
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Une étude transversale française confirme que la densité minérale osseuse (DMO) des jeunes femmes présentant un poids normal (contrôles) augmente progressivement entre 16 et 27 ans, un âge tardif des premières règles favorisant une DMO plus faible en début de vie adulte.

Chez les sujets obèses, la DMO était augmenté au niveau de la hanche, mais également au niveau du poignet par rapport aux sujets contrôles, les valeurs de DMO dans ce groupe croissant également avec l’âge. En revanche, l’influence attendue de l’âge des premières règles n’a pas été observée.

Enfin, celles qui étaient anorexiques présentaient une DMO plus faible que les sujets contrôles et un métabolisme osseux altéré selon les valeurs mesurées de différents biomarqueurs. Chez elles, l’âge, l’ancienneté de la maladie et de l’aménorrhée influençaient négativement les valeurs de DMO.

Cette étude transversale a été menée au CHU Montpellier auprès de 124 jeunes femmes âgées de 16 à 27 ans, dont un tiers étaient des sujets contrôles (21,6 kg/m²), un tiers étaient anorexiques (15,2 kg/m²) et un tiers étaient obèses (42,2 kg/m²). Elles ont répondu à des questionnaires et ont bénéficié d’imagerie et d’analyses biologiques : ostéocalcine (OC), périostine, propeptide N-Terminal du procollagène de type 1 (P1NP), télopeptides C-terminal du collagène de type I (CTx de type I), afin d’évaluer leur santé osseuse.

Elle confirme qu’outre les hormones et les facteurs métaboliques, l’acquisition de la masse osseuse est influencée par des mécanismes et des contraintes spécifiques à la corpulence. Les taux de périostine sont apparus plus faibles chez les jeunes femmes ayant un IMC anormalement haut ou bas, par rapport aux sujets contrôles. Ils étaient aussi corrélés avec le taux d’OC et de P1NP dans les trois groupes.