Sait-on enfin pourquoi les hommes et les femmes ne réagissent pas de la même manière face à la COVID-19 ?

  • Congy-Jolivet N & al.
  • EBioMedicine

  • Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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Des chercheurs ont exploré l’origine cellulaire de la réponse inflammatoire et des différences entre les hommes et les femmes. 

 

À retenir

  • Une équipe de chercheurs de l’Inserm, du CNRS, de l’université Toulouse III Paul Sabatier et du CHU de Toulouse se sont penchés sur l’origine cellulaire de la production d’IFN-alpha et sur les éventuelles raisons d’une production plus importante chez les sujets de sexe féminin.
  • Deux types de cellules immunitaires seraient impliquées dans la production d’interféron (IFN) : les cellules dendritiques plasmacytoïdes (pDC) et les monocytes.
  • La production d’interféron de type I (IFN-I) par les pDC survient lors d’une infection virale. Elle se produit après la stimulation du récepteur 7 de type Toll (TLR7). 
  • Une prédominance de production d’IFN-alpha par les pDCs en réponse aux ligands TLR7 ou TLR9 a été observée chez les femmes.
  • L’étude menée a montré que ce biais sexuel persistait même avec le vieillissement. 

Méthodologie

Les chercheurs ont mesuré dans le sang total, au sein d’une large cohorte d’individus âgés de 19 à 97 ans, la production d’IFN-alpha et des taux de cytokines inflammatoires après stimulation par des substances qui activent les voies TLR7/8, TLR9 ou STING.