Risque de cancer du sein : enseignements sur le changement de comportement

  • BMC Cancer

  • Par Nathalie Barrès
  • Actualités médicales
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À retenir 

Deux sous-études exploratoires menées chez des femmes en surpoids ou obèses, à risque de cancer du sein, viennent de montrer que le niveau de risque de cancer du sein est un facteur prédictif indépendant favorisant la persistance d’un programme de perte de poids. L’engagement sur la durée était d’autant plus important que le risque de cancer du sein était élevé, que celui-ci était connu des femmes avant le début du programme et que le programme était spécifiquement axé sur le risque de cancer du sein et non pas sur le risque personnel de développer plusieurs pathologies. Ces résultats doivent encourager à proposer des programmes adaptés de perte de poids aux femmes dépistées à risque modérément élevé à élevé de cancer du sein, ainsi qu’à la réalisation d’autres études.

Protocole de l’étude

Des femmes en surpoids et obèses ayant participé au programme de dépistage national du cancer du sein au Royaume-Uni ont été identifiées et incluses dans deux sous-études exploratoires. Ces femmes avaient un risque de cancer du sein à 10 ans faible (

  • Dans la sous-étude 1, les femmes ont été informées de leur niveau de risque de cancer du sein avant d’être invitées à suivre un programme de prévention. Celui-ci était constitué soit d’informations sur le risque personnel de cancer du sein (n=10 par groupe de risque faible, moyen, modérément élevé, élevé), soit d’informations sur le risque personnel de différentes maladies – cancer du sein, maladies cardiovasculaires, diabète. 
  • Dans la sous-étude 2, les femmes ont été incluses dans un programme de prévention soit du cancer du sein seul (n=26), soit poly-pathologiques (n=26) comme pour la précédente sous-étude. Puis elles ont suivi le programme diététique et d’activité physique visant à perdre du poids. Les femmes de cette sous-étude étaient informées de leur niveau de risque de cancer au cours de l’étude.

Toutes les femmes ont ensuite participé à un programme diététique et d’activité physique de perte de poids durant 12 mois.

Principaux résultats

Au total, 126 femmes ont participé à la première étude et 52 à la seconde. Dans les deux cas, la proportion de femmes toujours engagées dans le programme à 12 mois était d’autant plus importante que leur risque de cancer du sein était élevé. Le niveau de risque de cancer du sein était un critère prédictif indépendant d’adhésion et de maintien de la perte de poids. Les femmes qui avaient les IMC les plus élevés ou les fumeuses avaient plus de mal à maintenir le programme durant les 12 mois. Les femmes à faible risque de la sous-étude 2 – qui avaient été informées de leur risque de cancer du sein au cours de l’étude – avaient plus de mal à maintenir le programme dans la durée que celles de même niveau de risque de la sous-étude 1 – qui elles avaient été informées de leur niveau de risque avant l’inclusion (27% vs 54%, p=0,046). Au global, 63% des femmes de l’étude 1 ayant un niveau de risque de cancer du sein modérément élevé ou élevé ont perdu ≥5% de leur poids corporel initial contre seulement 43% de celles ayant un faible risque. Dans la sous-étude 2, elles étaient respectivement 39% et 8%.

Principales limitations

Sous-études exploratoires.