Revoir l’alimentation au niveau mondial : l’un des défis de l’humain au 21ème siècle


  • Nathalie Barrès
  • Actualités Médicales
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À retenir 

Des preuves solides indiquent que la production alimentaire est l’un des facteurs qui contribuent le plus au changement climatique et à la diminution de la biodiversité. Santé humaine et durabilité environnementale sont intimement intriquées. Un collectif d’experts et de responsables en santé humaine, agriculture, sciences politiques, d’environnement durable a proposé un cadre commun pour un système alimentaire gagnant-gagnant pour l’humain et la planète. Leur modèle passe notamment par :

  • La recherche d’un engagement, non seulement au niveau des nations mais étalement à l'échelle internationale, en faveur d’une alimentation saine. Les objectifs scientifiques fixés par ce Comité fournissent des indications sur les changements nécessaires qui consistent à augmenter la consommation d’origine végétale et à réduire considérablement celle d’origine animale. Les recherches ont montré que ce changement réduirait les effets sur l’environnement et aurait des effets bénéfiques sur la santé. 
  • Un engagement concerté qui peut être obtenu en investissant dans l’information sur la santé publique, l’éducation et le développement durable, ainsi qu’en améliorant la coordination entre les tutelles de la santé et celles de l’environnement.
  • Autre axe développé par ces experts, la réorientation des priorités agricoles de production de masse vers une production d'aliments sains. Les technologies devraient favoriser une gamme variée d’aliments de bonne qualité nutritionnelle issue de systèmes de production respectant la biodiversité. Une véritable révolution agricole est souhaitée avec pour socle la durabilité.
  • Une gouvernance solide et coordonnée des terres et des océans est également évoquée. Cette gouvernance doit inclure la mise en œuvre d’une politique d’expansion zéro de nouvelles terres agricoles à partir des écosystèmes naturels et en particulier de ceux qui sont les plus riches en espèces. Le Collectif d'experts incite à mettre en place des mécanismes de gouvernance internationale d’utilisation des terres permettant d’adopter une stratégie « Half-Earth » favorisant à la fois la conservation de la biodiversité et la productivité alimentaire.
  • La gestion efficace et responsable des océans et des stocks de pêche et le développement d’une production aquacole durable au niveau mondial.
  • La réduction d’au moins de moitié des pertes et déchets alimentaires conformément aux objectifs mondiaux de développement durable est rappelée par les experts qui précisent que celle-ci doit s’effectuer tout au long de la chaine alimentaire, du producteur au consommateur.