Réticence à la vaccination : une des dix menaces pesant sur la santé mondiale en 2019 !


  • Fanny Le Brun
  • Actualités Médicales
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A retenir :

  • Le 12 septembre dernier a eu lieu à Bruxelles le premier sommet mondial de la vaccination
  • Selon l’OMS, la réticence à la vaccination fait partie des dix menaces pesant sur la santé mondiale en 2019
  • Chaque année, 1,5 million de décès pourraient être évités si la couverture vaccinale mondiale était améliorée
  • Le refus de la vaccination a augmenté dans de nombreux États membres de l'Union Européenne, notamment à cause d’un manque de confiance lié à une propagation accrue de fausses informations sur les bienfaits et les risques des vaccins

 

Le 12 septembre dernier a eu lieu à Bruxelles le premier sommet mondial de la vaccination, organisé conjointement par la Commission européenne et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Pourquoi un tel sommet ? Car selon l’OMS, la réticence à la vaccination fait partie des dix menaces pesant sur la santé mondiale en 2019. Elle est notamment liée à une sous-estimation des risques, un manque de confiance et des difficultés d'accès aux soins. Les objectifs de ce sommet sont donc de :

  • Booster l'action mondiale visant à mettre un terme à la propagation des maladies à prévention vaccinale,
  • Agir contre la diffusion de fausses informations sur les vaccins dans le monde entier.

Comme l’a déclaré le président de la Commission européenne, « il est inadmissible que, dans un monde aussi développé que le nôtre, des enfants meurent encore de maladies qui auraient dû être éradiquées depuis longtemps ». Ainsi, chaque année, 1,5 million de décès pourraient être évités si la couverture vaccinale mondiale était améliorée.

La Commission européenne et l’OMS souhaitent alerter sur le fait qu’un enfant sur dix continue de ne pas recevoir les vaccins essentiels et qu’il est urgent d’intensifier nos efforts pour mettre un terme à la propagation des maladies à prévention vaccinale, telles que la rougeole qui réapparaît dans des pays qui avaient réussi à l’éliminer. Les nouvelles épidémies sont la conséquence directe d’une mauvaise couverture vaccinale, notamment chez les adolescents et les adultes qui n'ont jamais bénéficié d'une vaccination complète.

Le refus de la vaccination a augmenté dans de nombreux États membres de l'Union Européenne (UE) en raison du manque de confiance dans la sécurité et l'efficacité des vaccins à l'échelle mondiale. Selon une enquête :

  • 48% des citoyens de l'UE estiment que les vaccins peuvent souvent entraîner de graves effets secondaires,
  • 38 % pensent qu'ils peuvent être à l'origine des maladies dont ils sont censés les protéger,
  • 31 % sont persuadés qu'ils peuvent affaiblir le système immunitaire.

Ces chiffres sont notamment liés à une propagation accrue de fausses informations sur les bienfaits et les risques des vaccins.

Ce manque de confiance contribue de manière significative à la baisse des taux de couverture vaccinale, essentiels pour garantir l'immunité collective, ce qui a pour effet d'entraîner une augmentation des flambées épidémiques.

Face à ce constat, le sommet mondial a abordé les multiples obstacles à la vaccination :

  • Les droits et réglementations,
  • L'accessibilité, la disponibilité et la qualité des services de vaccination,
  • Les normes, les valeurs et les soutiens sociaux et culturels,
  • La motivation, les attitudes, les connaissances et les compétences personnelles.

De nouveaux modèles pour accélérer la mise au point de vaccins étaient également à l'ordre du jour de ce sommet mondial de la vaccination, ainsi que les moyens nécessaires pour que la vaccination devienne une priorité de santé publique et un droit universel.