Résultats mitigés d’une méta-analyse concernant l’efficacité et la tolérance des inhibiteurs de la PCSK9

  • Casula M & al.
  • Pharmacol Res
  • 1 mai 2019

  • Par Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À retenir 

Une méta-analyse publiée dans Pharmacological Research a évalué l’efficacité et la tolérance des inhibiteurs de la proprotéine convertase subtilisine/kexine de type 9 (PCSK9), indiqués dans le traitement de l’hypercholestérolémie. Aucun bénéfice sur la mortalité toutes causes confondues ou sur la mortalité cardiovasculaire n’a pu être mis en évidence à partir des données polées de cette méta-analyse. Ces résultats mériteraient d'être confirmés par des études de longue durée, car ils sont principalement soutenus par deux 2 études de courte durée (FOURIER et ODYSSEY OUTCOMES).

Contexte lié à cette méta-analyse

L'étude FOURIER (evolucumab, 2,2 ans de suivi) a montré une réduction de 15% du risque de survenue d’un critère composite principal (décès cardiovasculaire, IDM, AVC, hospitalisation pour angor instable ou revascularisation coronarienne) et une réduction de 20% d'un critère composite secondaire (mortalité cardiovasculaire, IDM ou AVC). Ces résultats ont été confirmés dans l’étude ODYSSEY OUTCOMES (alirocumab, 2,8 ans de suivi) avec 15% de réduction d'un critère composite principal (décès lié à une coronaropathie, IDM non-fatal, AVC ischémique, angor instable nécessitant une hospitalisation).

Méthodologie

Tous les essais cliniques de phase 2 ou 3 pertinents, comparant les inhibiteurs de la PCSK9 (en particulier l’evolucumab et l’alirocumab) par rapport à un placebo, administrés durant au moins 8 semaines ont été inclus dans cette méta-analyse. 

Principaux résultats

Au total, 28 études randomisées et contrôlées ont été incluses dans les analyses. La durée du suivi des patients était très différente d’une étude à l’autre (entre 8 et 208 semaines).

  • Aucune différence significative n’a été mise en évidence sur la mortalité toutes causes confondues entre les sujets traités par inhibiteurs de la PCSK9 et ceux traités par placebo (13 études, 33.2014 sujets sous inhibiteurs PCSK9 et 29.077 sous placebo).
  • Une réduction significative de 17% des événements cardiovasculaires sous inhibiteurs de la PCSK9 (Odds ratio 0,83 [0,78-0,87]) a été retrouvée par ces analyses, avec une contribution particulièrement importante des essais FOURIER et ODYSSEY OUTCOMES (20 études, 32.329 sujets sous inhibiteurs PCSK9 et 28.549 sous placebo). Le risque d’infarctus du myocarde était spécifiquement diminué de 22% et le risque d’AVC de 23%. 
  • Les évènements indésirables graves étaient moins fréquents (-5%) sous inhibiteurs de la PCSK9 que sous placebo (28 études, 29.077 sous inhibiteurs de la PCSK9 et 33.204 sujets sous placebo)

Principales limitations

Les données poolées ont été principalement orientées par 2 essais qui ont contribué à hauteur de 75 à 81% des sujets inclus dans les analyses.