Résistance antimicrobienne dans les zoonoses : les dernières données européennes ont été publiées

  • EFSA and ECDC
  • ECDC
  • 3 mars 2020

  • Par Priscilla Lynch
  • Actualités Médicales
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Les bactéries Salmonella et Campylobacter deviennent de plus en plus résistantes à la ciprofloxacine, d’après le dernier rapport sur la résistance antimicrobienne dans les zoonoses publié par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (European Centre for Disease Prevention and Control, ECDC) et l’Autorité européenne de sécurité des aliments (European Food Safety Authority, EFSA).

Les dernières données concernant l’homme, l’animal et l’alimentation démontrent qu’une grande proportion des bactéries Salmonella sont multirésistantes. En 2018, une proportion élevée d’isolats humains de Salmonella étaient résistants aux sulfonamides (30,5 %), aux tétracyclines (28,8 %) et à l’ampicilline (25,9 %).

Chez l’homme, la résistance à la ciprofloxacine est courante, en particulier pour certains types de Salmonella, et la résistance à des concentrations élevées de ciprofloxacine est globalement passée de 1,7 % (2016) à 4,6 % (2018), d’après ce rapport.

En ce qui concerne Campylobacter, 16 pays sur 19 ont rapporté des pourcentages très élevés ou extrêmement élevés de résistance à la ciprofloxacine.

Des proportions élevées de résistance à la ciprofloxacine ont été rapportées pour les bactéries Salmonella et E. coli chez les volailles.

Pour 2018, le rapport fait état de cas sporadiques d’infection humaine à des bactéries Salmonella qui présentent une résistance aux carbapénèmes. Une résistance aux céphalosporines de troisième génération a également été observée à des taux globalement très faibles/faibles.

Cependant, la résistance combinée aux fluoroquinolones et aux céphalosporines de troisième génération chez les bactéries Salmonella et la résistance combinée aux fluoroquinolones et aux macrolides chez les bactéries Campylobacter restent faibles chez l’homme.

En outre, chez l’homme, la baisse de la résistance à l’ampicilline et aux tétracyclines observée chez Salmonella typhimurium dans de nombreux pays (2013–2018) est une tendance encourageante, d’après le rapport.