Résection d’un cancer du côlon : la survie nette continue à augmenter avec le temps…

  • Cancer Epidemiol

  • Par Nathalie Barrès
  • Actualités médicales
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À retenir 

Cette étude française montre que chez des sujets souffrant de cancer du côlon, la survie nette globale estimée à 5 ans post-diagnostic augmenterait avec la durée de la période sans récidive depuis celui-ci. La survie nette sans récidive serait globalement inférieure chez les sujets âgés de 75 ans et plus par rapport aux plus jeunes. Mais la survie nette estimée à 3 et 5 ans s’est améliorée entre 1976-1983 et 2000-2006.

Pourquoi ces résultats sont intéressants ?

Ces résultats présupposent une amélioration des techniques de surveillance et des traitements et montrent que seuls l’âge et le stade de la maladie conservent une valeur pronostique deux ans après le diagnostic. Ces données sont rassurantes pour les patients et les cliniciens.

Méthodologie

Cette étude a évalué la survie nette conditionnelle à 5 ans chez des sujets sans récidive (SNC-SR) de cancer du côlon à partir du registre des cancers digestifs de Bourgogne. Pour cela les données de 3.736 sujets ayant subi une résection de cancer primitif du côlon entre 1976 et 2006 ont été analysées.

Principaux résultats

Sur les périodes évaluées (1976-1983 et 2000-2006), la proportion de patients de plus de 75 ans présentant un cancer du côlon et ayant subi une résection avait augmenté, passant de 35% à 43%. 

  • Les résultats des analyses ont montré une augmentation de la probabilité de survie à 5 ans de 72% (au diagnostic) à 92% à 5 ans (chez les patients sans récidive de cancer). 
  • Il n’y avait pas de différence substantielle entre les hommes et les femmes en termes de survie nette estimée au diagnostic.
  • La survie nette estimée à 5 ans variait de 73% chez les sujets de moins de 65 ans à 64% chez les 75 ans et plus (p
  • La survie nette sans récidive estimée était assez stable chez les sujets de 75 ans et plus, alors qu’elle continuait à s’améliorer pour les sujets plus jeunes pour atteindre 90% à 3 ans post-diagnostic et 94% 5 ans après le diagnostic sans récidive.
  • Les patients ayant eu une prise en charge en urgence avaient un pronostic moins bon que ceux ayant bénéficié d'une chirurgie programmée (survie nette estimée à 5 ans au moment du diagnostic respective de 53% et 74%).
  • La survie nette estimée à 5 ans dépassait les 95% chez les sujets diagnostiqués après 2000 et toujours sans récidives à 3, 4 ou 5 ans après le diagnostic.