Relation entre l’âge au moment du diagnostic du diabète et le risque cardiovasculaire


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle étude ayant comparé les risques excédentaires de décès par maladie cardiovasculaire (MCV) ou de développement d’une MCV chez les personnes diagnostiquées d’un diabète de type 2 (DT2) a révélé que les personnes diagnostiquées avant l’âge de 40 ans présentent le risque excédentaire le plus élevé de MCV. 

En s’appuyant sur les données du registre national suédois du diabète, les chercheurs ont suivi 318 083 individus atteints d’un DT2 et 1 575 108 témoins appariés de 1998 à 2013 et de 1998 à 2014 afin de déterminer les résultats liés aux MCV et à la mortalité, respectivement. 

Le suivi médian était de 2,5 ans. L’étude a révélé que les patients atteints d’un DT2 diagnostiqués avant 40 ans ou moins présentaient le risque excédentaire le plus élevé pour la plupart des résultats, par rapport aux témoins, avec un RR corrigé de 2,05 pour la mortalité totale, de 2,72 pour la mortalité d’origine CV, de 1,95 pour la mortalité d’origine non CV, de 4,77 pour l’insuffisance cardiaque et de 4,33 pour la maladie cardiaque coronaire. Les risques se sont tous atténués progressivement pour chaque décennie supplémentaire concernant l’âge au moment du diagnostic. 

Selon les auteurs, qui ont rapporté les résultats dans la revue Circulation, les résultats suggèrent que les recommandations cibles concernant le traitement des facteurs de risque doivent être davantage agressives chez les personnes développant un diabète à un plus jeune âge, tandis que pour de nombreuses personnes plus âgées nouvellement diagnostiquées d’un DT2, une prise en charge agressive n’est peut-être pas nécessaire.