Réduire le risque d’infection à Clostridium difficile chez les patients pédiatriques hospitalisés


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle étude suggère que l’utilisation judicieuse d’antibiotiques et d’inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) pourrait contribuer à réduire le risque d’infection à Clostridium difficile (ICD) chez les patients pédiatriques hospitalisés.

La méta-analyse et revue systématique, publiée dans la revue Infection Control and Hospital Epidemiology, a évalué les facteurs de risque d’ICD chez les patients pédiatriques hospitalisés, tels que déterminés par des études observationnelles antérieures. Sur 2 033 articles examinés, 14 études rapportant des résultats sur 10 531 669 enfants ont satisfait les critères d’inclusion.

L’analyse d’études rapportant des données corrigées sur l’exposition antérieure à des antibiotiques a montré un risque accru d’ICD en cas d’exposition antérieure à des antibiotiques, mais les résultats n’étaient pas significatifs sur le plan statistique (RC : 1,49 ; IC à 95 % : 0,66–3,34 ; P = 0,34). Les facteurs de risque d’ICD pour chaque sous-classe d’antibiotique n’ont pas été rapportés dans plus de deux études ; ils n’ont par conséquent pas été inclus dans la méta-analyse.

La méta-analyse de quatre études a montré un risque accru d’ICD avec l’utilisation d’IPP (RC : 1,33 ; IC à 95 % : 1,07–1,64 ; P = 0,01). La méta-analyse de trois études examinant l’utilisation d’un antagoniste du récepteur H2 (H2 receptor antagonist, H2RA) a également montré un risque accru d’ICD associé à l’utilisation d’un H2RA, mais le résultat n’était pas significatif sur le plan statistique (RC : 1,36 ; IC à 95 % : 0,31–5,98 ; P = 0,68).

« Les cliniciens doivent continuer à utiliser des antibiotiques de façon judicieuse chez les patients hospitalisés pour minimiser le risque d’ICD. Des considérations similaires pourraient s’avérer bénéfiques avant l’administration d’IPP », recommandent les auteurs.